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HISTOLOGIE DES CŒLENTÉRÉS

Histologie générale (1). — I. Ectoderme. — L'eclodevme peut ôtrc disposé suivant une ou plusieurs couches de cellules. Les élémeuts qui le constitueut sout très variables ; il s'elfectue eia effet entre eux une remarquable division du travail, qui entraîne avec elle des différences de forme en rapport avec les diverses fonctions dont ces cellules sont chargées.

I» La plupart sont des cellules épithéliules ordinaires, ciliées, simples éléments de revêtement qui forment la majeure partie de la couche exodermique continue dont l'animal est revêtu. Les autres cellules sont au contraire tout à fait différenciées.

2° Les plus répandues, comme aussi les plus caractéristiques, %oni \qs cnidoblasles ou cellules urticantes (2). Ces cellules à pro-

Fig. 87. — Coupe schématique des tégum-nts d'un Cœlentéré, montrant un cnidoblaste et ses rapports avec les autres éléments. — a, lamelle mésodermique de soutien; b, pédoncule du cnidoblaste (Hamann); c, cellules épithéliales cylindriques ordinaires; d, leur noyau; e, muscles longitudinaux; f, cellules musculaires sous-épithéliales ; </, leur noyau; h, cellule ganglionnaire sous-épithéliale; k, son noyau : fibre nerveuse'; /' cellule neuro-épithéliale ; m, .son noyau; n, cil tactile ou palpocil (Wright); 0, cils des cellules épithéliales ordinaires; p, nerf mettant en rapport la cellule nerveuse et le cnidoblaste; q, protoplasma contractile du cnidoblaste; ?•, son noyau; ,9, nématocyste; t, son ouverture; u, cnidocil; V, fil urticant pelotonné dans le nématocyste (Lendenfeld).

toplasma granuleux et k noyau basilaire sont creusées à la périphérie d'une cupule profonde (fig. 87). C'est dans cette cupule que se trouve le /îl urticant. A l'état. de repos, il est logé à l'intérieur d'une capsule, le némalocysie, qui occupe toute la cavité de la cupule, et il y est enroulé en spirale, ou replié sur lui-même. Mais à la moindre irritation, le ûl se dévagine sous

(1) %rf,-a, Leipzig, 1878. - Lendiînkelu, Z. A., t. VI, 1883 ; iî. W. /., t. XXXVIir, 1883. - .licKELi, M. J., t. VIII, 1883.

(2) Bedot, Rffcfwrdœs sur les cellules urticanks, W. Z. S., t. IV 1880 — MosELEY, Ph. Trans. 1877. xv, ioo„.

forme d une longue lige, et est rejeté en dehors avec la capsule.

Sur l'un des côtés de la cupule se trouve une soie raide, évidemment sensorielle, le cnidocil, et la cellule elle-même se trouve en rapport avec les cellules nerveuses, par l'intermédiaire de prolongements grêles partant de sa base.

Ces faits expliquent suffisamment comment s'opère la décharge volontaire des nématocystes, soit sous l'influence d'un avertissement du dehors donné par le cnidocil, soit par une impulsion volontaire issue du ganglion. Dans tous les cas, la décharge paraît

Fig. 88. — Histologie des Cœlentérés. — A. Cellules glandulaires de l'épithélium des septa des Actiniaires. — B. Cellules myo-épithéliales de l'endoderme, — C. Fibres musculaires ectodermiques (0. et R. Hertwig).

se faire par suite de la pression exercée sur la capsule par la contraction du corps de la cellule.

30 Certains éléments constituent de petites glandes iinicelhtlaires ; elles sont ouvertes à leur extrémité distale et laissent échapper un mucus visqueux (fig. 88 A).

40 D'autres cellules sont spécialement chargées de la sensibilité (fig. 89) (1). Elles sont caractérisées par la présence d'un cil raide, non vibratile, saillant à l'extérieur, et par un prolongement extrêmement grêle de la base de la cellule, qui se met en rapport avec les cellules nci'i eiises sous-Jaccntes.^

50 Ces dernières sont des éléments à noyaux énormes, présentant plusieurs prolongements qui relient la cellule nerveuse soit à une cellule sensorielle, soit à des nématocystes, soit même à des cellules de la couche musculaire.

Nous voyons ainsi se constituer le premier stade de différenciation du système nerveux déjà représenté chez les Éponges, mais avec moins de netteté ; il consiste, comme on le voit, simplement en un ensemble d'éléments dérivant tous de l'ectoderme, mais où on peut suivre déjà une double différenciation : taudis que les uns sont restés à la périphérie, de façon à

(1) Rouget, Les organes du mouvement et de la sensibilité chez les HTjdraires, Rapp. des prof, du Muséum, 1880-81. — Lendenfeld et Jickeli, op. cil.

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