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ANATOMIE COMPARÉE DES DISCOMÉDUSES

bryonnaires, les tentacules sont creusés d'un canal communiquant avec l'appareil gastro-vasculaire.lls peuvent naître à une distance variable de la circonférence extrême de l'ombrelle. Ils sont très contractiles, grâce à la présence de nombreuses fibres musculaires entre-croisées, qui les contractent en tire-bouchons.

Le manubrium, en général très court, se prolonge, sauf chez les Éphyridés, par quatre bras larges et plissés. Ils sont creusés en leur milieu d'une gouttière qui s'étend dans toute la longueur, et donne à la bouche la forme d'une croix ou d'un carré.

Dans le groupe des Rhizoslomes, les bras se divisent de très

Fig. 105. — Coupe axiale schématique d'uu Rhizostome : a, mésoglée de l'ombrelle; 6, atrium; c, mésoglée de la sous-ombrelle; d, glande génitale; e, poche sous-génitale; filaments gastriques; g, exodenne sousombrellaire; A, canaux radiaires; i, corpuscule marginal; /c, capuchon /, phs supérieurs ; m, plis dorsaux, et n, plis centraux des bras ; o, extrémité des bras ; p, canal circulaire ; q,r, fossettes ciliées sensorielles ; s, tache oculaire; l, tige du corpuscule.

bonne heure, et la bouche est entourée de huit tentacules, euxmêmes creusés en gouttière, et bordés de replis frisés transversaux, à droite et à gauche de la gouttière. Ces replis s'accroissent peu à, peu et Qnissent par se souder, en laissant entre eux une multitude de petits canaux. Ceux-ci s'ouvrent d'une part à l'extérieur, de l'autre dans un canal lenlaculaire, occupant le milieu du tentacule, et représentant l'ancienne gouttière. La bouche se ferme alors, et l'appareil gastro-vasculaire ne communique plus avec rextériour que par l'intermédiaire des canaux tentaculaires etdes petits canaux h entonnoirs qui y aboutissent.

Le tube œsophagien du manubrium aboutit dans un atrium de section quadrangulaire. Sur sa paroi sous-ombreliairc sont attachés des filaments caractéristiques, les filaments gastriques. Ce

sont des organes vermiformes, mobiles, simples ou ramifiés, et disposés en cfuatre groupes compris dans l'intervalle des rayons principaux-, alternant par conséquent avec ceux-ci. Chaque groupe renferme plusieurs filaments, disposés sur un ou plusieurs rangs, dans le voisinage des organes génitaux. Ils semblent jouer un rôle sécréteur.

De l'atrium partent les canaux gasiro-vasculaii-es, dont la disposition est assez variable. Chez les Ulmarudés {Aurélia, etc.), ils sont nombreux et étroits (fig. 104) ; ils constituent : 1° 4 canaux angulaires (/") situés dans les rayons correspondant aux angles de l'orifice buccal, ou, ce qui revient au même, aux tentacules buccaux (?'aî/ons principaux) ([); 2° 4 canaux génitaux [g], dans les rayons bissecteurs des précédents [rayons secondaires) (II); ils correspondent, comme les précédents, à des corpuscules marginaux {c) ; 3° 8 canaux intermédiaires (i) situés dans les rayons tentaculaires (III), c'est-à-dire suivant la bissectrice des 8 angles formés par les rayons précédents. Ces derniers canaux sont toujours simples, tandis que les premiers donnent des branches (^), qui vont vers le bord de l'ombrelle, en se ramifiant elles-mêmes de plus en plus. Tous ces canaux aboutissent à un canal circulaire commun, qui court sur le bord de l'ombrelle.

Dans les Pélagiidés et les Cyanéidés, les canaux sont remplacés par de larges poches radiales (de 16 à 32), dont chacune se prolonge en 2 poches dans les lobes du bord de l'ombrelle; chez les Cyanéidés, de nombreux canaux étroits et ramifiés partent de l'extrémité de ces poches, et vont se terminer en cœcum, au bord de l'ombrelle.

Dans ce second type d'appareil gastro-vasculaire, il n'existe pas de canal circulaire marginal.

Le genre Aurélia présente une particularité remarquable, et unique parmi les Acalèphes. Les extrémités des canaux radiaires s'ouvrent sur le bord de l'ombrelle par des ouvertures, qui doivent fonctionner comme des ouvertures anales. Il est bon de rappeler qu'un fait analogue se produit dans les Leptoméduses. Faut-il voir dans ce fait une preuve de la théorie polymérique des Méduses? Gela est peu probable, et ces orifices si exceptionnels semblent avoir une origine secondaire.

Le système nerveux ne présente pas la continuité que nous avons reconnue chez les Craspédotes et les Cuboméduses. Les centres nerveux semblent séparés les uns des autres, sans aucune commissure; ils sont placés au bord de l'ombrelle, à la base des corpuscules marginaux et dans leur pédoncule. Il y' en a donc généralement 8, quelquefois 12 ou IG. Ce sont des épaissis-

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