DÉVELOPPEMENT PROGRESSIF DES SEPTA CHEZ; LES CORALLIAIRES
Le mode de développement des septa et celui des tentacules qui lui est étroitement lié n'oïit été étudiés un peu complètement que dans un assez petit nombre de types (1).
(1) DEL.vcAZE-DurniEns, Développement des Aciiities, A. Z. E.,t. iSIS. — 0. et U. Hbutwig, loc. cit.
DÉVELOPPEMENT DES SEPTÂ. 215
Les divergences que présentent ces observations montrent qu'il n'existe pas un mode absolument général. Les premiers stades seuls sont communs à tous les animaux du goupe, la suite du développement varie. Le seul caractère général est le suivant : quand de nouveaux septa se forment, il s'en forme toujours simultanément un certain nombre, nombre déterminé, en des points du calice également déterminés, et répartis en général surtout le pourtour. Ces septa de même âge constituent un cycle.
Nous prendrons comme type la description que 0. et R. Hertwig ont donnée, et qui s'applique à un certain nombre d'Actinies :
Fig. 115. — Schéma du développement des douze premiers septa d'une Actinie (d'après les observations d'HERïwiG). — Les numéros indiquent l'ordre d'apparition. — 3, 3, 4, 4, septa directeurs; AB , trace du plan de symétrie.
Sagartia parasitica^ Adamsia diaphana, Anthea cereus et A. cinerea, etc.
Au moment où la larve se fixe, sa cavité cœlentérique est un simple sac, au milieu duquel est suspendu l'œsophage :
1° Deux premiers septa se forment, dans une direction presque perpendiculaire au plan de symétrie, mais plus rapprochés de l'une des commissures buccales (fig. 113 A, 1, 1), de façon à diviser le sac en deux loges inégales.
2" A l'intérieur de la plus grande loge, se forme une second paire de Bepia (A, 2, 2), disposée, par rapport à la seconde commissure, comme la précédente par rapport à la première. Ainsi sont formées quatre loges, deux latérales, une antérieure, une postérieure, ces dernières traversées par le plan de symétrie (ûg. 115 A).
3° Dans chacune des deux loges médianes apparaît une paire de septa (B, 3, 3, 4, 4). Ceux-ci, les plus voisins du plan de symétrie, garderont toujours cette situation au voisinage des commissures de la bouche, et aucun nouveau septum ne viendra séparer ceux de la même paire. Ils ont d'ailleurs toujours une structure
CŒLENTERES.
àn peu particulière. On leur donne le nom de septa directeurs. 4° Enfin, dans chacune des deux loges latérales, apparaît une paire de septa, ce qui porte à, 12 le nombre de septa et de loges formés (C).
[Les recherches récentes de Cerfontaine, infirment cette dernière observation; les deux dernières paires de septa ne naîtraient pas dans lamêmeloge.mais de la façon qu'indique la figure 116 (1)].
Ces douze premiers septa sont les sepla principaux. Ils se distinguent des septa qui se formeront plus tard par plusieurs caractères. Ils ne contiennent jamais de cellules génitales; souniaires, d'après les vent ce sont les seuls qui atteignent l'œsophage observations de Cer- se soudent avec lui, formant ainsi des septa
fontaine. i ,
complets.
Lorsque les douze septa principaux se sont formés, le processus de développement s'arrête quelque temps, pour reprendre un peu plus tard, légèrement modifié. Dans cet intervalle, les loges, jusqu'ici très inégales, se régularisent, et les tentacules apparaissent, d'abord celui de la loge antérieure, puis celui de la loge
rig. 110. -
ment du dans les
Achèvestade 12 Hexacti-
V\g. m. — Développement ù!Aitro'ides cahjcularis. — A, embryon libre divisé en douze loges. — B, embryon fixi?, nu moment' de l'apparition des douze premiers tentacules. — C, jeune Astroïdcs, avec ses tentacules différenciés en deux cycles (de Lacaze-Dutiuers).
postérieure, puis enfin les dix autres. Lorsqu'ils sont tous formés, Us se divisent en deux cycles (Qg. 117 Cet 118 D): un cycle interne, (1) C. R. Ac. Se. Bruxelles, 1891.