REPRODUCTION ASEXUÉE
Parfois, à ce squelette s'ajoute une enveloppe protectrice externe, formée de mucus sécrété, englobant des corps étrangers, des grains de sable^ etc.
Reproduction asexuée. — Goralliaires isolés et colonies. — Les polypes des Goralliaires possèdent, en général, la faculté de se reproduire par voie asexuée, et celte propriété est le point de départ de la formation des colonies.
Un certain nombre de types toutefois restent isolés, soit qu'ils aient perdu la faculté de bourgeonner, soit que les bourgeons se détachent après s'être formés.
11 n'existe que ti'ois de ces formes simples parmi les Alcyonaires {fJaimea, Monoxenia, Hartea). Elles sont aussi l'exception
Fig. 127. — Flabellum spinosum. Fig. 1-28.
Développement de la Fongie.
chez les Madréporaires, où elles sont cependant plus nombreuses [Balanophyllia, CaryophyUia,' Flabellum (Qg. 127), etc.).
Dans le genre Fungia, les divers polypes naissent sur un même polypier^^ ce n'est que secondairement et après un temps assez long, qu'ils se détachent pour vivre indépendants (fig. 128).
Au contraire, dans la règle, les Actiniaires vivent i°solés. On a cependant constaté une génération asexuée chez certaines d'entre elles. Elle est fréquente chez VAnemonia mlcala, où on trouve souvent accolés deux individus nés par scissiparité.
Les Zoanthidés seuls restent associés normalement en colonie Il est h remarquer qu'ils vivent en commensalisme avec d'autres animaux : les Zoanthes sur les coquilles habitées par des Pagures les Palyihoa sur la tige des Ilyalonema. Ces êtres trouvent dans unlel genre de vie une abondance de nourriture et des conditions de vie très favorables à leur développement. Aussi, quand de nouveaux individus se sont formés par bourgeonnement sur Fin-
dividii primitif, ils n'éprouvent pas le besoin de s'en séparer, et restent unis avec lui.
C'est chez les Madréporaires, que la reproduction sexuée peut être étudiée avec le plus de fruit. Toutes les formes s'y trouvent représentées, et peuvent se ramener à deux modes essentiels: le bourgeonnement et la division.
1° Le bourgeonnement, dans les cas les plus simples, se fait aux
dépens de stolons, ou d'expansions membraneuses, qui partent de la base du polype primitif, et rampent sur le substratum. De distance en distance, naissent des polypes, qui restent indépendants les uns des autres, comme cela se
lieliaslrxa cavernosa.
Fig. 129. — Madrepora verrucosa.
passe si fréquemment dans les Hydraires [Rhizopsammia, Astrangia, Rhizangia).
2» Dans le cas le plus général les tissus coloniaux mettant en relation les divers individus sont plus abondants, et forment un cœnosarc. C'est de ce cœnosarc compact que parlent les nouveaux polypes.
3» Enfin le bourgeon peut se former sur les individus déjà existants, soit sur les parties latérales du calice {gemmation latérale ou extracalicinale), soit même sur lepéristome [gemmation intracalicinale).
Ces divers cas conduisent, suivant l'intensité dubourgeonnement,