isîo"" ^"«'"'«^'^ «-^ Opkiuriden, M. J
t.ïtV8ÏÏr' - P"o.„o, A.Z.E.. 20 Série!
(5) IlÉnouAno, A. Z. E., 2o série, l. VU 1889
(6) CAni>ENTEii, Chalknffcr RepoHs I XI 1884 —Vu
■d Anledon Rosacea, Kvch. J888 Vs'JO ^^^^^^^> Organisation
244 ÉCUINODERMES.
Les ÉcHiNODERMES étaient réunis par Cuvier avec les 'Cœlentérés, dans l'embranchement des Zoophytes ou Rayonnés, à cause de leur symétrie radiaire. Leuclcart, le premier, a montré qu ils constituaient un embranchement distinct. Il constata que la symétrie rayonnée est beaucoup moins parfaite dans les types actuels que ne l'avait fait croire un examen superficiel de la forme extérieure, et qu'elle n'est jamais entièrement réalisée dans la disposition des organes internes. L'organisation générale porte l'empreinte d'une différenciation bien plus élevée que celle des Cœlentérés. Une cavité générale apparaît, tout à fait distincte du tube digestif, qui acquiert lui-même une autonomie complète. Les divers appareils, que nous allons retrouver désormais dans les animaux plus élevés, s'individualisent pour la première fois.
A tous ces titres, les Échinodermes s'élèvent notablement audessus des êtres déjà étudiés, et méritent de constituer un embranchement spécial. Cet embranchement n'a d'ailleurs, à part le rappel de la symétrie radiaire, rien de commun avec celui des Cœlentérés. On n'y retrouve aucun des caractères spéciaux à ces derniers, ni les nématocystes, ni le développement extrême de l'ectoderme, ni la réduction concomitante du mésoderme.
Ce n'est donc pas chez les Polypes qu'il faut chercher l'origine des Échinodermes. Le problème qui se pose ici est un des plus embarrassants que présente l'Anatomie comparée.
Les Échinodermes que nous connaissons sont déjà, même en s'adressant aux fossiles des terrains les plus anciens, des organismes hautement différenciés, et qui n'ont pu apparaître qu'après une longue suite de générations d'une organisation plus simple. On n'a, à l'heure actuelle, aucune idée précise de la morphologie de ces types ancestraux.
On a cru pouvoir tlire — en se basant sur la symétrie bilatérale très nette que présentent les parties constitutives qui, associées en cercle, forment le corps de ces animaux, — que les Échinodermes descendaient d'organismes analogues à des Vers, et qu'une Étoile de mer, par exemple, pouvait être considérée comme résultant de l'associatiou d'un certain nombre de Vers, soudés ensemble par leur tête, et divergeant ensuite. Mais ce sont là des affirmations un peu hasardées que n'ont pas confirmées les résultats acquis par l'étude de l'analomie des Échinodermes. Dans l'état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons faire dériver l'organisation des Echinodermes de celle d'aucun autre type connu. Les Échinodermes constituent donc pour nous une série absolument indépendante.
§ 1 . — Morphologie extérieure.
Le corps des Échinodermes se compose typiquement de parties semblables disposées régulièrement autour d'un axe (fig. 142).
MORPHOLOGIE EXTÉRIEURE. 24o
A l'une des extrémités de cet axe, se trouve, à de rares exceptions près, l'orifice buccal. Très souvent aussi l'anus est à l'autre extrémité.
ÏDans le plus grand nombre des types actuels, les parties constituantes ainsi assemblées sont au nombre de cinq, mais elles peuvent être en plus grand nombre. On peut, avec Hœckel, appeler, chacune d'elles un antimère.
De cette disposition, découlent un cef tai'n no'mbre de propriétés géométriques : en supposant le cas typique de cinq antimères, on constate que le corps présente autant de plaïis dé symétrie qu'il
Fig. 142. — Solasler {Crossaster, M. et Tr.) papposus.
y a d'antiméres'; d'un côté de l'axe, ces plans passent entre deux antimères; de l'autre ils passent au milieu d'un antimère, qu'ils divisent en deux moitiés symétriques (1).
On désigne sous le nom de radius le demi-méridien qui occupe le milieu des antimères; inlerradius, le demi-méridien qui sépare deux antimères; d'après ce que nous avons dit, il est clair qu'un radius se continue par un interradius pour former un méridien complet (2). Les radius contiennent toujours un tronc nerveux et un vaisseau ambulacraire ; ils se reconnaissent toujours à
Jll?-? «''»PP"q"e qu'au cas où il existe un nombre impair d'antimèrcs • ?"aTÎ J 'V r"?'""' ''^ "^'"l^'-'' Pl'^°« de symétrie est toujours Snl I f V ''^ ^-^"^ de deux espèces : les uns sépS
de X anlunères, les au rcs passent parle milieu de deux antimères.
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246 ÉCIllNODERMES.
l'extérieur en ce qu'ils sont bordés par les lubes ambulacraires qui sont, comme nous le verrons, les organes de locomotion des Echinodermes.
La symétrie radiaire parfaite, telle que nous venons de la décrire, n'est jamais à la vérité entièrement réalisée. Même dans les Echinodermes les plus réguliers, il existe toujours des organes qui ne se répètent pas identiquement sur tous les antimères, qui restent uniques, sans même être contenus dans l'un quelconque des plans de symétrie. Tels sont, nous le verrons, la. plaque madréporique, le tube hydrophore, d'autres encore. Mais on peut, à juste titre, ne tenir que peu de compte de ces modifications de second ordre, qui n'influent que relativement peu sur la symétrie générale du corps.
Il est bien rare qu'une symétrie parfaite persiste dans les types même les plus réguliers, et nous aurons, par la suite, bien des occasions de voir la symétrie des animaux que nous étudierons troublée dans une proportion autrement considérable, sans que le type général de structure puisse être considéré comme profondément modifié.
Nous admettrons donc que les Echinodermes typiques présentent une symétrie rayonnée.
Apparition DE la symétrie bilatéraliï;. — Mais il arrive souvent que l'un des antimères se développe beaucoup plus que les autres. Il y a dans ce cas une modification profonde delà symétrie, qui, de rayonnée, devient bilatérale.
La symétrie bilatérale peut s'accuser surtout nettement lorsque l'animal, au lieu de se mouvoir indistinctement sur l'un quelconque de ses rayons, se déplace seulement suivant le rayon impair. La bouche se porte à la partie antérieure du corps, et l'animal présente alors une face ventrale et une face dorsale, un côté droit et un côté gauche; il est absolument bilatéral (fîg. 147 et 148).
Nous allons revenir a\;ec plus de détails sur ces faits morphologiques si remarquables, en les étudiant dans chacune des classes d'Echinôdermes ; mais il importe d'abord de définir celles-ci.
Cinq classes d'Echinôdermes existent à l'époque actuelle : les Stellérides ou Etoiles de mer, les Ophiurides, les GiUNomEs, les ÉcniNiDES et les Holothurides. Elles se laissent facilement répartir en trois sous-embranchements :
1° Les Astéroïdes, comprenant les deux premières classes.
2» Les Crinoides, isolés des autres.
3° Les ÉcniNOiDES, renfermant les Echinides etles Holothurides. Morphologie extérieure des astéroïdes. — L'organisation des