‹ Eléments d'anatomie comparéeChapitre 78 sur 412 · TÉGUMENTS ET SQUELETTE · texte numérisé non relu

TÉGUMENTS ET SQUELETTE

ment les Crinoïdes, dont l'anatomie interne s'éloigne notablement de celle des autres classes.

§ 2. — Téguments et squelette.

Chez tous les Écliinodermes, le corps est revêtu par un tégument épais etVésistant, constitué par les couches suivantes :

1" Un épithélium superficiel formé d'une multitude de cellules cylindriques, longues et étroites, se terminant par un plateau cilié, qu'on a h tort considéré comme une cuticule continue. Au milieu de ces cellules de soutien, sont éparses de nombreuses cellules glandulaires, s'associant très rarement en véritables glandes [Echinas ter), des cellules pigmentaires et des cellules neuro-épithéliales, en continuité avec les fibres nerveuses du plexus superficiel, qui courent dans la partie profonde de l'épithélium ;

2° Une couche conjonctive, très diversement conformée, où peuventse trouver tous les modes possibles du tissu conjonctif;

3» Un endothélium interne formé de cellules plates et polygonales, tapissant la cavité générale et se continuant dans les moindres parties de celle-ci.

Le tissu conjonctif est très généralement le siège de la formation de dépôts calcaires, qui apparaissent d'abord sous forme de

h?pr n^'i"''"',"' ^''''^'"^ ^ développer de façon à consticr ou bien des spicules microscopiques à formes' déterminées n OT„un,oEs . ou bien des plaques d'une étendue assez grande 'lont 1 ensemble constitue le squelette de l'animal.

Ces plaques sont constituées par un véritable tissu; si on décalcifie une portion de ce squelette, et qu'on y fasse des couo s on constate qu'il est formé en grande partfe d'une substlc; .nterst.tielle librillaire, formant un réseau à mailles ta tô

Fig. 154. — Coupe transversale d'un piquant cl'Oursiu. - a, tissu médullaire; b, première rangée de piliers solides ;c, rf,e, /■, autres rangées successives disposées circulairement par rapport au centre. Gr. : 45 (Carpenteh).

2gQ ÉCllINODERMIÎS.

à fait irré-ulières, tanlûl au conlraire disposées avec le plus grand '/d e radt es d s Oursins) (flg. 154). Aux nœuds de ce reseau sîn n acés des ilôts de cellules conjonclives. Celte consflutton est 1 peu près la même dans toutes les classes des Êdunoder m ^ Outre les plaques qui forment le squelette de soutien. ,1 cms le eneo e d s a'ppendiees attachés à la surface «terne, lesp.5uan 7Z p!iiceL-es : leur straclure est la même que celle des

''ZT ne pouvons commencer l'élude ^•^.-^^^^^^If^^^^odermes par le groupe des Astéroïdes, qui présente de» pheno mènes particuliers sur lesquels nous aurons il revenir. 11 vaul m eux éC er d'abord le squelette des Échinldes, et en particulier ren des Oursins réguliers, dont la disposition est pour amsi

''s\,:"irBC„,»io.s BÉa„UK.s. -Lelest des Oursins, dans sa to me typique, est une boite sphérique constituée par un enemb de plaques liées les unes aux autres, sans aucun mouve- Tnl possible Dans les Oursins actuels, ces plaques se disposen "rrlgulièrement en files méridiennes, au nombre de vmg O s ran4e? sont disposées par couples, de façon qu il existe dix useaux ou La ^ deux rangées de plaques (lig. 145). Chacune de ces zones est divisée en deux moitiés symétriques par 1 un de 0 ans de symétrie, de sorte que le milieu de la zone est occup plans Y,„rtins soit nar un interradius. Dans le premier cas, la Tone^e" ultroû »/uL™«. Dans le second elle est in,en-a. Zl TanaraMaorai,.. Les plaques -rrespon a„t - d «nèces de zones se distinguent toujours lune delaulie, en ce TTes plaques ambulacraires sont percées de petits pores destiné à la sser passer les tubes ambulacraires, tandis que les Autres sont imperforées. Chacune de ces plaques est pen lago- Xcrn-me 'e^ontrent les Ogures 1^^^^ cl 1«, e . résulte de

ZÏnX^:X^^^^^ est L ligne . peu pi.s

'^'° ;rbri ée en forme de scie. Che. les Paléoéchiaides, la zone es bnsee anambulacraires pré-

:rnrer;;::ienrrgées de piques, quelquefois dis.

posées sans ordre bien net , ^.^^^-^^ opposée à la bou-

Au sommet ^upeneur du e a e. e t ^^^^^^^^ ^

apical. Ce sont les premic l^.s une impor-

dans le développement de 1 Ours n el « ^ iquement,

lance morphologique considérable, cet appai eu es, yi 4

SQUELETTE DES ECIIINIDES REGULIERS. 2ol

constitué par une plaque médiane, la plaque centrodorsale, à l'un des bords de laquelle se trouve l'anus (Qg. 137, 1). Autour de celle-ci se rangent cinq autres plaques portant en général chacune un pore servant d'issue à un conduit génital (Qg. 135, ^);ce sont les plaques génitales. Puis vient un second cercle de cinq plaques plus petites alternant avec les premières. Chacune d'elles porte au?si un orifice que l'on a pris autrefois pour un œil, mais qui n"a rien d'analogue avec un organe sensoriel. Ce sont les plaques inlergénitales [ig] ou plaques pseudo-ocellaires. Le pore qu'elles offrent livre passage à un filet nerveux, destiné h mettre en communication le nerf ambulacraire correspondant avec le

Fig. 155. — Schéma du pôle apical d'un Oursin Régulier ; g, plaques génitales; G, glandes génitales, supposées vues par transparence ; M, plaque hydrophore (madréporique) ; îgf, plaques inlergénitales (neurales) ; I, V, zones ambulacraires; I, 5, zones anambulacraires, numérotées d'après la première notation de Lovén. L'accolade placée au-dessus de IV indique la constitution d'un antimère; les lignes, placées au voisinage de 1 et de 4 séparent le bivium du trivium.

plexus nerveux superficiel interépithélial ; de là le nom de plaques neurales, qu'on leur donne quelquefois. A ces dix plaques correspondent les dix zones de l'Oursin, chacune des génitales se prolongeant par une paire de rangées de plaques anambulacraires, et cliacune des autres par deux rangées de plaques ambulacraires. Parmi les cinq plaques génitales, l'une d'elles est difi^érenciée; elle est plus grande que les autres et est criblée d'une multitude de petits pores qui aboutissent dans le canal hydrophore, et sont autant de lubes hydrophores. C'est la plaque madréporique, nommée aussi, avec plus de raison, plaque hydrophore. Elle ofiVe un moyen commode de retrouver dans les Oursins réguliers l'orientation des Oursins à symétrie bilatérale Elle correspond li l'interradius antérieur droit, et, comme elle est

facilement visible, elle donne un point de repère excellent pour reconnaître la position morphologique de l'Oursin.

Cette disposition typique qui existe chez les jeunes Oursins persiste dans le genre Salenia (fig. 157,1), seul représentant actuel, dans les grandes profondeurs, d'un groupe très riche à l'époque jurassique. Chez les autres Oursins, elle se modifie légèrement par l'apparition de l'anus entre la plaque cenlrodorsale et la plaque génitale postérieure droite. Peu à peu, le bord central des plaques apicales se résorbe et l'anus se trouve entouré par une membrane, qui s'incruste de petites plaques calcaires, au milieu desquelles la plaque centrale primitive se distingue toujours par sa taille plus grande. Cette région médiane porte le nom de périprocte (fig. 15S), elle est entourée par les plaques de l'appareil apical. A l'autre extrémité de l'axe, le test présente une large ouverture, fermée également par une membrane, au milieu de laquelle est percée la bouche. Cette membrane porte le nom de péristome. Sur le bord de cet orifice, et dans finlérieur du corps, se trouvent, solidement fixés au test et régulièrement espacés, cinq ossicules en forme d'arche de pont, qu'on appelle les auricides, ou mieux les apophyses myophores (fig. 164 A); ils servent de point d'attache aux muscles de l'appareil masticateur. Chaque apophyse myophore est en réalité formée de deux pièces qui peuvent s'insérer en différents points du bord du péristome et se soudent secondairement. La soudure se fait toujours sur un radius, de façon qu'on considère généralement les apophyses myophores comme occupant une situation radiale. Le point d'insertion des piliers a une influence remarquable sur la constitution du reste du test. Dans les Cidaridiens, les deux branches ne se rejoignent pas ; de plus, elles s'attachent non sur les plaques ambulacraires correspondantes, mais sur les bords des plaques anambulacraires adjacentes. Dès lors, les plaques ambulacraires peuvent se multiplier librement. N'étant pas comprimées les unes contre les autres, elles restent toujours distinctes les unes des autres, et chacune d'elles porte un double pore correspondant à un tube ambulacraire. Les ambulacres restent étroits, d'où le nom à: Angusiulellés donné au sous-ordre. Les plaques ambulacraires finissent même par dépasser le bord du péristome en passant entre les branches des apophyses myophores; il en est de même des anambulacraires, et toutes ces plaques viennent se disposer sur la membrane, qui se recouvre ainsi d'ossicules nombreux (fig. 136 A). Il n'en est pas de même chez les autres Oursins réguliers, les Lalisiellés, où les apophyses myophores ont leurs piliers fixés sur les plaques ambulacraires. Les zones ambulacraires ne peuvent s'étendre, et sont constamment com-

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