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PÉDICELLAIRES

branches de ciseaux. Ils sont généralement pédoncules, mais peuvent être aussi directement attachés sur le tégument [Pentagonaster).

Parmi les Ophiurides, ils n'existent que chez les Eurijales. Dans la classe des ÉcnmiDES, les pédicellaires manquent chez les C lypéastroïdes et chez la plupart des Spatangoides. Ils ont, dans tous les autres cas, trois branches, parfois même quatre, et sont toujours portés au sommet d'un pédoncule, qui s'insère comme un piquant sur un petit mamelon du test. Ils sont exclusivement locahsés dans les aires ambulacraires et surtout sur la membrane péristomale. Chez le Sphœrechinus grannlaris, et quelques autres types, le pédoncule porte trois glandes alternant avec les pinces ; leur conduit excréteur vient aboutir au sommet des branches du pédicellaire. C'est sans doute un appareil venimeux.

Les pédicellaires servent peuf.-être,comme on le croit généralement, à la préhension des particules ahmentaires qu'ils amènent à la bouche ; on a dit également qu'ils jouaient un rôle dans la locomotion, mais ils semblen t surtout destinés à la défense de l'animal. Ils saisissent en effet lescorpuscules et les petits animaux qui viennent s'attacher à leurs téguments, et maintiennent ces derniers jusqu'à ce qu'ils soient morts, puis les rejettent. Les glandes, dont nous avons parlé tout à l'heure, ont sans doute pour but de sécréter un suc qui amène rapidement la mort des êtres capturés.

EnQn, les sphéridies sont spéciales aux Oursins, et serencontrent aux mêmes lieux que les Pédicellaires. Ce sont de petits corps sphenques formés d'une lamelle calcaire très dure, que percent de nombreux canaux. Ces canaux sont remplis de cellules nerveuses communiquant avec le nerf qui pénètre par la base de la sphendie. L organe tout entier est recouvert d'un épithélium cilié, et c est sans doute un organe des sens, olfactif ou gustatif, destine a apprécier les qualités du milieu ambiant

Le. sphéridies sont en général fort nombreuses. Toutefois le genre ArLaaa n en possède qu une dans chaque ambulacre. Elle e..t logée dans une petite fossette, voisine du péristome. Les cZ dans en sont totalement dépourvus «• i^es

Comme les pédicellaires, les sphéridies sont vraisemblablement des modifications des piquants. - "^^^n-ment

Fig. 162.— Pédicellaire de Leiocidaris Stokesi (Edji. Peurier).

R. PEnniER. — Aaat. comp.

ÉCniNODERMES.

§ 4. Système musculaire.

Chez la plupart des Échinodermes, le système musculaire est très réduit, à cause de la présence du squelette rigideexterne.il manque totalement chez lesÉcniNmES.oùon ne trouve que les musclées destinés à mouvoir les piquants, et les muscles nécessaires h accomplissement du travail organique. Chez les Crinoïdes, dont les bras sont mobiles, les articles sont reliés les uns aux autres par des muscles, qui permettent aux bras tous les mouvements de flexion et d'extension; ces mouvements sont en effet, quoi qu on en ait dit, tous volontaires. De pareils muscles relient également entre eux les articles des cirres, au moins chez les Comalules.

La disposition est assez différente chez les Stiïllérides, dont les bras sont aussi mobiles. Les vertèbres successives sont reumes par des groupes de muscles produisant tous les mouvements possibles (fi'- 160, m). Dix muscles correspondent à chacune d elles.

Dans la seule classe des HoLOxnuRiDES, l'absence complète du squelette proprement dit est en rapport avec le développement plus considérable des muscles somatiques. Ceux-ci forment la couche interne du tégument (flg. 173, i) ; les fibres musculaires constituent d'abord cinq bandes musculaireslongitudinales, occupant les zones ambulacraires et recouvrant intérieurement les canaux am bu-

lacraires. Chez les Holotimria, chacune d'elles est divisée en deux faisceaux, placés départ et d'autre du radius. Ces bandes viennent antérieurement se fixer sur les fleurons de l'anneau calcaire, seuls restes du squelette solide. Outre leur rôle dans la locomotion générale, elles servent à rétracter l'œsophage et à mvaginer la bouche. Extérieurement h ces bandes, se trouve une épaisse couche de muscles annulaires, immédiatement sous-jacente au derme. Cette couche est généralement interrompue au niveau des ambulacres. Mais chez les Synaptes, où les tubes ambulacraires ne sont pas développés, elle est absolument conlmue.

§ 5, Cavité générale. — Mésentères.

Pour la première fois, nous voyons apparaître chez les Échinodermes une cavité générale, un cœlome, séparant tous les organes internes de la paroi du corps.

Cette cavité se constitue par l'intermédiaire de deux sacs, qui naissent aux dépens du tube digestif primitif, et se forment soit indépendamment, soit par la division d'une vésicule primitive unique. C'est dans tous les cas un entérocèle. Quel que soil leur

CAVITÉ GÉNÉRALE. — MÉSENTÈRE. 2'75

mode de formation, les deux vésicules grandissent de façon à occuper tout l'espace qui s'étend entre la paroi du corps el celle du tube digestif. Cet espace est donc à ce moment divisé en deux par une fine membrane, résultant de l'accolement des parois des deux sacs. Dans l'épaisseur de cette membrane, entre les deux lames qui la forment, se trouvent inclus le tube digestif, les organes génitaux, la glande ovoïde, le tube hydrophore, organes que nous décrirons tout à l'heure. Cette cloison ne reste jamais complète; elle se résorbe plus ou moins, et les fragments qui en restent forment les mésenlèi es. Parmi ceux-ci, il existe toujours une membrane, rattachant le tube digestif aux parois du corps. C'est le mésentère externe. Opposé à ce dernier, persiste quelquefois un mésentère interne sous forme d'une lame membraneuse, courant tout le long du tube digestif, et présentant un bord libre flottant dans la cavité générale. D'ailleurs, la disposition varie avec chaque classe. Nous y reviendrons à propos soit de l'appareil digestif, soit de l'appareil circulatoire.

La cavité générale est entièrement revêtue, aussi bien sur les parois du corps que sur les mésentères, par un épithéiium cihé formé de cellules plates, juxtaposées en mosaïques. On les retrouve sans exceptions dans toutes les dépendances du cœlome.

Le cœlome est rempH d'un liquide de même densité que l'eau de mer. Il est un peu trouble, d'un gris rougeâtre, et renferme en suspension des corpuscules amiboïdes (1), de nature diverse : les uns sont incolores, finement granulés, à noyau bien net et à pseudopodes filiformes et rameux; les autres, bien plus volumineux, sont chargés de grosses granulations, qui parfois cachent complètement le noyau. Leurs pseudopodes sont courts et emoussés.

Le liquide viscéral peut se coaguler, grâce à la présence d'une matière albuminoïde spéciale; mais le caillot se réduit très rapidement en quelques grumeaux rougeàtres. La substance albuminoideest en effet peu abondante. Un liquide tout à fait semblable existe dans 1 appareil circulatoire.

Dans les types pourvus de bras, la cavité générale se continue peUrcr^Wnf' m'^^'"'"' (Stellérides), soit sous forme d'un va Ir ^f^f ^''''^^-'^^') ^l^^'on a pris souvent pour un

Sné a le fon^^^' ''''' '''^'''^ ^^P^"^-"^ de la cavité générale, sont en connexion avec les diverses parties de l'appareil amb lacran^e Nous les étudierons avec ce de nier, dans leZZ graphe relatif à l'appareil circulatoire ^

(l) Geddes, a. Z. E., t. VIII, 1880.

ÉCIIINODERMES.

^ 6. Appareil digestif.

L'appareil digestif se présente pour la première fois comme une cavité, sac ou tube, absolument indépendante et à parois propres. Il est entouré par la cavité générale, aux parois de laquelle il est relié par une ou plusieurs lames mésentériques. Il présente un revêtement cilié, sauf dans les Holothurides.

Tube digestif des Stellérides et des Ophiurides. — Nous

avons déjà vu que, dans un premier groupe d'Echinodermes, comprenant les Étoiles de mer et les Opbiures, l'appareil digestif était un sac, dépourvu d'anus {Ophiurides, Astropeclinidés) ou dont l'anus est très réduit (les autres Stellérides).

Dans les Stellérides, il est extrêmement court et relativement large (fig. 163). La bouche s'ouvre presque directement dans Testomac dilaté en forme de poche (fig. 163, a), qui communique avec cinq paires de longs cœcums rameux ou mamelonnés, placés radialement (c). Généralement les deux cœcums de chaque paire communiquent avec l'esto-

Fig. 163. — Appareil digestif de VÂstropecte?i "aurantiacus. — a, estomac ; b. eœcurn rectal; c, cœcums rameu.Mde l'estomac, développés; cl, cœcLiras dans leur position uormale, ouverts par leur face aborale (Tiedemann).

mac par un petit canal commun. Ils pénètrent dans les bra. et vont jusqu'à l'extrémité de ceux-ci, attachés à la face dorsale par un double mésentère (fig. 158. q,s). Au-dessus de 1 estomac, se trouve le rectum, qui présente lui aussi deux petits cœcun.s (quelquefois même 5), semblables à des ampoules placées dan. le interradius (fig. 163, b). Cette description P^^f ^"^^^ ^^fj ^1^'/ aux Ophiures, avec cette seule différence que les cœcums ne pé

nètrent pas dans les bras. ....iniipmpnt 1

Il n'existe pas de mastication chez ces anum.nc ^sse lo 1^^^^^^^^^^^ carnassiers; la préhension se fait d'une façon fort remaïquable. I

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