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SYSTÈME NERVEUX DES OURSINS

mais encore avec les connexions que l'on Tcnconlre chez les Oursins.

La position de ces éléments nerveux dans l'épihélium ne doit pas nous étonner: nous en avons trouvé ailleurs de nombreux exemples.

SYSTÈ.ME NERVEUX DES OpHiuRiDEs. — Chezles OpniuRiDES, étudiés par Kœhler, le système nerveux central se distingue nettement des parois du corps. C'est un cercle périoral placé à l'intérieur de l'anneau labial, et formé par une bandelette plate verticale. Il est constitué par des fibrilles en connexion, sur la face interne, avec une couche très nette de cellules nerveuses. Cet anneau donne naissance à cinq nerfs radiaires, ayant la même constitution que l'anneau nerveux. Ils sont logés dans la cavité sousambulacraire et envoient à chaque tube ambulacraire un rameau nerveux.

Système nerveux des Oursins. — Le système nerveux des EcniNiDEs, récemment étudié par Prouho, est, lui aussi, hors de toute contestation. Comme chez les Ophiures, il est formé par un anneau péribuccal (flg. 166, at) logé, dans l'anneau labial quand il existe, et par cinq troncs nerveux radiaux [av). Ces diverses parties ont la forme de tubes aplatis, dont la cavité est tapissée de cellules tout à fait semblables aux cellules de Lange des Étoiles de mer. Leur nature, incontestablement nerveuse chez les Oursins, est un argument de plus en faveur de la théorie de Lange et de Perrier, relative à ces dernières. Les tubes nerveux s'étendent avec les canaux ambulacraires jusqu'aux plaques neurales. Là, ils sortent par les pores que présentent ces plaques et qui avaient jusqu'ici été pris pour des yeux; puis se ramifient à la surface du test en un réseau superficiel très comphqué.

Prouho croit pouvoir attribuer à la constitution tubulaire du système nerveux des Oursins une importance piiylogénétique remarquable. Si on suit la umiere du tube nerveux, on constate que vers la bouche elle devient virtue le par acco ement des deux parois. Elle se retrouve à cet état dans toute 1 étendue du pentagone nerveux. Mais elle présente dans ce voisinage une remarquaWe connexion. La portion interne de la paroi est en continuité avec le reseau nerveux intra-épithéUal du pharynx ; la portion externe ^If.frK P^"P,hû"que du tégument, desortaquela cavité, si elle n'était pas oblitérée, viendrait en ce point s'ouvrir à l'extérieur. En l'absence d'observations précises, Prouho explique la formation de l'anneau nerveux comme î itvnT '■"''f produite au point où l'endoderme se relie

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Les HoLOTnuRiDESse rattachent au type général et ne demandent pas une description spéciale. L'anneau nerveux donne naissance non seulement aux troncs radiaires, formés ici de deux rubans

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imperforés (fig. 173, ne, ni), mais ài des nerfs tentaculaires qui semblent en rapport avec des cellules épithéliales sensorielles.

Les nerfs ne sont pas tubulaires, toutefois, au-dessus d'eux, se trouve un espace {ee), qu'Hérouard croit pouvoir assimiler à l'espace intranervien des Échinides.

Il admet l'hypothèse de Prouho, et considère les nerfs comme formés- par une invagination ectodermique, mais la paroi interne seule est devenue nerveuse.

Système nerveux des crinoïdes. — EnQn les Crinoïdes s écartent un peu ici encore du type général, autant que permettent de le voir des résultats encore bien discutés. La partie centrale du système nerveux est placée dans la partie dorsale du disque, près du point où s'insère le pédoncule. C'est un organe décomposé par des cloisons épaisses et radiales en cinq chambres qui ne se prolongent pas jusqu'au centre. La partie centrale en effet est occupée par une sixième chambre circulaire, indépendante, où se loge la partie terminale de la glande plaslidogène (Qg. 177).

Ces diverses cloisons, qui ont valu à l'organe le nom d'organe cloisonné, ne sont pas de nature nerveuse. Les cavités ne sont que des dépendances de la cavité générale. Seule la zone externe de la paroi est nerveuse. En face de chaque cloison, l'anneau nerveux donne naissance à des prolongements, qui se bifurquent bientôt pour donner dix nerfs se rendant chacun à un des bras. Ces nerfs sont d'abord logés dans un sillon creusé dans les plaques calcaires dorsales des bras, et c'est l'état défmitif qu'on rencontre chez quelques Paléocrinoïdes. Mais, dans tous les Crinoïdes actuels, ce sillon se recouvre en dessus, et le nerf passe en réalité dans un canal creusé dans les plaques brachiales (Pl. I, N). A chaque articulation, se détachent trois paires de nerfs.'l'une destinée au tégument dorsal, les deux autres aux téguments de la face supérieure.

Ce système nerveux, auquel on peut donner le nom de système nerveux dorsal, n'est pas du tout comparable au système nerveux que nous avons décrit chez les autres Échinodermes. C'est une partie nouvelle qui n.a pas d'homologue ailleurs. Toutefois le système nerveux typique est ici encore représenté.

A l'anneau nerveux des Oursins correspond une bandelette annulaire placée autour de la bouche, dans le plancher qui sépare l'anneau ambulacraire de la cavité générale (Pl. I, AN).

Cet anneau donne : 1" des branches qui vont se répandre dans le voisinage de la bouche et s'y terminent par des cellules neuroépilhéliales ; 2» d'autres branches (Pl. 1, n) se rendant vers la re-

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