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PLASTIDES

c'est-à-dire rejettent des déchets devenus impropres à la vie à la suite de l'oxydation respiratoire.

Au point de vue de la constitution physique, les protoplasmes paraissent en général granuleux ; ils semblent au premier abord constitués par une substance liquide, le paraplasme, tenant en suspension des granules infiniment petits d'une autre substance plus dense et plus réfringente, le spongioplasme. Kuppfer, Fromann, etc., ont, par une étude plus approfondie, montré que le spongioplasme était en réalité continu dans toute la masse proloplasmique; ils décrivent dès lors le protoplasma comme un réseau de spongioplasme, renfermant dans ses mailles une substance plus claire, le paraplasme. Butschli, par des expériences récentes, a démontré enfin que la structure du protoplasma est au contraire vacuolairé, et comparable à celle de la mousse de savon ; les vacuoles sont remplies de paraplasme, et leurs parois sont formées par le spongioplasme. 11 est parvenu à obtenir des substances ayant la même structure, et, comme conséquence, possédant un certain nombre des propriétés caractéristiques du protoplasma (1).

L'ensemble des propriétés chimiques, physiologiques et physiques que nous venons d'étudier, fait des protoplasmes des substances tout à fait spéciales, et bien différentes des composés chimiques ordinaires.

Limitation des masses protoplasmiques. — Plasttdes ; leurs différenciations. — A quelques exceptions près, les protoplasmes ne peuvent subsister à l'état de masses indivises d'une étendue considérable. Ils ne dépassent guère quelques dixièmes de millimètre. Arrivé à une certaine taille, le protoplasme se divise en deux ou plusieurs petites masses semblables à la première. Celte formation de nouveaux individus constitue une nouvelle propriété du protoplasme, la reproduction.

On désigne sous le nom de plastides les masses protoplasmiques réduites ainsi à des dimensions limitées.

Un plastide ne reste pas toujours à l'état de simplicité organique que nous venons de voir; en général, il se différencie au centre de l'élément un petit corps, lui-môme de nature protoplasmique. On l'appelle le noyau. C'est une vésicule pleine d'un liquide, le nuc/éo/v/asme, et limitée par une membrane (fig. 7; fig. S, A). Dans le liquide se trouve un filament pelotonné formé par une substance spéciale, la plasline, et contenant lui-même des granulations d'une autre substance, la chrvmaline, très avide de

^l) Verhanfll. des Naturhist. Med. Vereins zu Hcidelberg, N. V., t. 4, 188'J. — A. Z. E., 2'^ s., t. 7, 1889.

certaines matières colorantes, réosine,le vert de méthyle, l'hématoxyline, le picrocarminate d'ammoniaque, etc. Dans le nucléoplasme sont contenus également de petits corpuscules, les nucléoles, semblant formés aussi de chromaline et parfois inclus dans le réseau nucléaire.

Enfin dans les plastides les plus difTérenciés, la partie extérieure du protoplasme se transforme en une membrane mince et élastique, qui fixe la forme de l'élément. Cette membrane n'est autre chose que du spongioplasme pur, exempt de toute vacuole paraplasmique ; c'est donc, elle aussi, une partie vivante.

On donne en général à ce plastide arrivé au maximum de complication le nom de cellule.

Division des noyaux. Karyokinèse. — Les noyaux, lorsqu'ils

existent, prennent une part importante à la division de la cellule. Ils doivent en effet se diviser euxmêmes, de façon que les cellules fdles aient chacune un noyau semblable à celui de la cellule mère.

Cette division peut se faire de deux manières. Dans le cas le plus simple, la division est directe, noyau s'allonge, s'étrangle en son milieu, en un mince pédicelle qui

Fig. 7. - OEuf non mùr de Toxo- finit par se rompre, séparant ainsi pneustes hviaus, montrant le , ,. . .

noyau avec un nucléole, et un les deux noyaux (division des Inréseau nucléolaire parsemé de fusoires, fîg. 60). granulations de chromatine pj^^ généralement le processus (Hertwig). ^ ^

se complique, et le noyau subit une

série de phases dont l'ensemble conslhue la. havTjoJdnèse (fig. 8). Ces phénomènes, étudiés d'abord avec soin chez les végétaux, ont été plus tard étendus aux animaux, chez lesquels ils sont à peu près identiques.

Lorsque la division va commencer, la membrane nucléaire difflue peu à peu, et le protoptasma pénètre au milieu du nucléoplasme, mais sans se mélanger à lui. Ce dernier en effet persiste indépendant, sous forme de stries convergeant aux deux pôles opposés, de façon que leur ensemble offre l'aspect d'un tonnelet (fig. 8, F,/). Le filament nucléaire pelotonné s'épaissit en se raccourcissant, et se divise bientôt en un certain nombre de segments, qui ont tous la forme d'un U et se rassemblent dans le plan équatorial du tonnelet (B), leur sommet tourné vers le centre. La figure qu'ils forment ainsi est" un aster (D). Chacun

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