FORMES DIVERSES DES MAMELLES
ou auréole^ au milieu de laquelle s'élève une éminence papillaire, nommée mamelon. Cette aréole, de dimension variable, formant tantôt une collerette d'à peine 1 centimètre autour du mamelon, tantôt de 7 à 8, est ordinairement rosée chez la nullipare; elle brunit chez la femme enceinte. Au delà, en général, s'étend même, à ce moment-là, une zone présentant une teinte intermédiaire entre la coloration ordinaire de la peau et celle de l'aréole primitive. Cette seconde zone, concentrique à la première, appelée aréole secondaire , présente souvent de petites taches plus claires, nommées mouchetures ; d'où le nom d'aréole mouchetée donné dans ce cas à l'aréole secondaire. La peau de l'aréole, fine, lisse à l'état de repos, renferme un assez grand nombre de glandes sébacées. Au moment de la première grossesse, on voit se former un certain nombre de petites éminences, irrégulièrement disposées en cercles, tubercules de Montgomery. On voit quelquefois sourdre du lait par ces petits tubercules, qui sont alors traversés par un petit conduit galactophore, dépendant d'un petit lobule de la glande indépendant de la masse principale.
Mamelon. — Le mamelon commence ordinairement à se former au moment de la puberté. Sa surface est chagrinée et à sa base existent assez fréquemment des replis et des sillons particulièrement accentués à l'état de repos où le mamelon est affaissé, flétri. Sous l'influence d'excitations soit directes, soit dues à des réflexes génitaux, la base de l'aréole se fronce et se ramasse vers le tronc du mamelon, qui se redresse, augmente de consistance et de longueur. Ce phénomène, connu sous le nom de thélothisme, est d'intensité variable suivant les femmes.
Le mamelon, aboutissant des conduits galactophores, et qui, vis-à-vis de la glande mammaire remplit le rôle de tèterelle, présente des différences de forme qui jouent un rôle important dans l'allaitement (1).
Formes diverses. — Le mamelon peut être piriforme.
(1) Des difficultés de l'allaitement provenant de la forme du mamelon et des moyens d'y remédier, par F. Doat, Th., Paris, 1883.