‹ Eléments d'anatomie et de physiologie génitale et obstétricale; précédes de la description sommaire du corps humain a l'usage des sages-femmesChapitre 147 sur 166 · PLACENTA — SON INSERTION FOETALE · texte numérisé non relu

PLACENTA — SON INSERTION FOETALE

dant guère, comme paroi, que leur tunique endothéliale; elles sont réduites ainsi à l'état de véritables capillaires. Les veines rayonnent de ces lacs sanguins vers la marge du placenta où elles se jettent dans une large veine circulaire, sinus circulaire de Jacquemier.

Comparaison du placenta. — Etant donnée la fragilité des parois lacunaires, on peut, avec M. Duval, considérer le placenta comme une vaste nappe sanguine fournie par la mère, dans laquelle les villosités du chorion fœtal plongeraient comme les racines d'un arbre (1).

Cordon. — Le placenta est relié au fœtus par un lien fibro-vasculaire nommé cordon.

Soninsertion placentaire. — Le cordon s'insère, le plus souvent, sur le centre du placenta [insertion centrale) ; mais son insertion peut être excentrique, et même se faire tout à fait sur le bord [insertion latérale, marginale, ou placenta en raquette). Enfin, dans quelques cas, le cordon n'est pas en rapport immédiat avec le gâteau placentaire : c'est sur les membranes mêmes qu'il prend naissance (insertion vélamenteuse).

Son insertion fœtale. — • L'insertion de l'autre extrémité du cordon se fait sur le fœtus, à l'ombilic, où la gaine amniotique se continue, sans interruption, avec la peau de l'abdomen ; celle-ci, à ce niveau, s'est relevée pour former un petit prolongement de 1 centimètre environ de longueur,

Fig. 212. — Schéma de la structure

du placenta (Turner).

a, artère, et v, veine du placenta fœtal ;

x, anastomose de ces deux vaisseaux ; d, d,

placenta maternel ; o, épithélium du chorion ;

p, épithélium de la muqueuse utérine.

(1) Mathias Duval,

Structure du placenta (Société de Biologie,

qui va au-devant du cordon avec lequel elle se soude. Dans certaines anomalies rares, le cordon adhère à la tête ou en quelque point du tronc du fœtus.

Aspect du cordon. — Lisse et blanchâtre d'aspect, tantôt il se présente comme un cordon uni, tantôt, au contraire, il est comme tordu en spirale, soit de droite à gauche (cas le plus fréquent), soit de gauche à droite. Cet aspect est dû à l'enroulement en hélice des deux artères autour de la veine (fig. 210).

Il présente parfois des nodosités formées, soit par un amas gélatineux, soit par une anse artérielle, ou bien encore par une dilatation veineuse.

Sa grosseur. — Sa grosseur est ordinairement celle du petit doigt. Il y a des variations de volume. On voit des cordons plus gros, du volume parfois même d'un bras de nouveau-né, cordons gras, et d'autres grêles comme une plume d'oie, coi-dons maigres.

Sa longueur. — Selon Lacassagne, le cordon a comme longueur :

2 centimètres de long du 57e au 84e jour; 13 — — au 112e jour;

17 — — au 160e jour;

47 — — au 252e jour ;

50 — — au 280e jour.

Il peut être d'une longueur exagérée, 1 mètre et plus, ou très court, 25 à 10 centimètres, par brièveté absolue ou naturelle; mais il peut être raccourci par des nœuds, lui donnant ainsi une brièveté artificielle.

Ces chiffres peuvent servir, en médecine légale, pour l'appréciation de l'âge du fœtus.

Résistance du cordon. — Le cordon, à l'état frais, offre une certaine résistance; mais sa ténacité présente cependant des variations nombreuses ; sa fragilité comme sa résistance peuvent être extrêmes. On ne peut apprécier ce degré de ténacité à l'aspect extérieur, souvent trompeur. Un cordon mince peut quelquefois résister à la rupture beaucoup plus qu'un cordon gros.

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