‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 103 sur 980 · HISTORIQUE. — CLASSIFICATION ZOOLOGIQUE DE L’HOMME · texte numérisé non relu

HISTORIQUE. — CLASSIFICATION ZOOLOGIQUE DE L’HOMME

entière des mammifères en contenant dix. Cuvier et Duméril acceptent la meme valeur relative et les mêmes dénominations. Les mots de bimanes et de quadrumanes datent cependant de Buffon. Avec Charles Bonaparte, dans une première classification, l’homme ne représente plus qu’une tribu , la première de l’ordre des primates de Linné. En 1826 Godman supprime la tribu et laisse l’homme formant la première famille de l’ordre des primates. Ch. Bonaparte s’y rallie, établissant trois familles dans cet ordre : les hominiens, les simiens et les lémuriens. En ce qui concerne le genre, Linné est le premier qui ait appliqué le mot au groupe humain, mais en le prenant dans le sens d’espèce. De même Blumenbach, lorsqu’il parle du genre humain, veut dire la famille humaine, ne renfermant qu’un genre et celui-ci à son tour une seule espèce. Cuvier, dans son ordre des bimanes, ne décrivait qu’un genre et dans celui-ci une espèce; Duméril, Lacépède, de même.

Yirey, Bory de Saint-Yincent, Desmouîins, admettaient aussi un genre humain, mais cette fois renfermant de nombreuses espèces, c’est-à-dire constituant réellement un genre, parallèle à celui de l’orang et autres anthropoïdes et inclus comme lui dans l’ordre des primates. C'est Linné pris à la lettre. Gerdy, Pouchet, Broca ont agi de même.

Les classifications des divisions elles-mêmes du groupe humain, sont nombreuses.

Parmi les monogénistes pour lesquels le groupe constitue une espèce unique et les races des variétés, citons, dans le dix-neuvième siècle : la division en six variétés ou races de Constant Duméril en 1806 : la caucasique, l’hyperboréenne, la mongole, l’américaine, la malaise et l’éthiopienne, une de plus par conséquent que Blumenbach, l’hyperboréenne détachée de la mongole; la division longtemps classique de Cuvier en trois races, la caucasique de Blumenbach, la mongolique et la nègre: elle laisse de côté la race hyperboréenne de Buffon et Duméril, les Américains, les Malais, les Papous et les Australiens, ce qui élèverait le nombre des races de Cuvier en réalité à six ou sept ; la division de Lacépède en trois races primaires et six secondaires ; celle de Flourens en trois races d’après la couleur de la peau et dix types d’après le crâne; celle de Lesson en cinq races subdivisées en tribus, rameaux et familles; celle d’Hippolyte Cloquet en sept races; de Malte-Brun en seize races; d’Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, en onze races, etc.

Parmi les polygénistes qui, dans un grand nombre de divisions du genre humain, voient de véritables espèces, se remarquent Yirey, qui admet deux espèces se distinguant par l’angle facial et se partageant en six races ; Bory de Saint-Yincent, avec ses quinze espèces parmi les^ quelles plusieurs comprennent diverses races; Desmoulins, avec ses seize espèces ; Morton, avec ses vingt- deux familles ; Gerdy, avec ses quatre sous-genres, subdivisés en souches, types, branches, familles et variétés ;• Bérard, avec ses vingt types et plus.

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