CHAPITRE VI
Il IS TORIQUE (SUITE).
Histoire de la crâniologie, suite. Méthode des angles, crcàiiioscopie, etc. : Gall, Morton, Vau der Hoeven, Baer, etc. — Conclusions. — Origines du préhistorique. — Renaissance du transformisme. — Fondation de la Société d’anthropologie de Paris.
11 reste, pour compléter cet historique de la première moitié de ce siècle jusqu’en 1859, à dire quelques mots de questions relativement secondaires.
Je ne rappellerai pas les noms des voyageurs qui de 1800 à 1859 ont continué l’œuvre de leurs devanciers, bien que ce soit à eux surtout que doive se rapporter tout ce qui concerne l’ethnographie soit générale, soit spéciale et la sociologie qui rentre dans la première.
Je ne puis davantage suivre les progrès accomplis par l’histoire naturelle générale et les sciences médicales, bien qu’ils aient une influence constante sur le développement presque parallèle des connaissances spéciales qui constituent l’anthropologie.
Mais je dois m’arrêter un instant sur un chapitre particulier des méthodes techniques que les gens du monde considèrent à tort comme la partie principale de l’anthropologie. Je veux parler de la crâniologie.
s^éveioppement de la crâniologie. — Une science d’observation a droit à l’existence non seulement par la nature des questions générales qu’elle soulève et du but qu’elle poursuit, mais par la perfection de ses méthodes d’investigation. Les questions générales préoccupent seules le public et sont la récompense et la distraction du savant; les méthodes qui permettent d’accumuler les faits et d’en tirer parti sont le but incessant des efforts du travailleur. Les progrès accomplis successivement dans les méthodes, les hésitations sans nombre avant d’arriver au résultat désiré, ne sauraient donc être passés sous silence dans un historique. En anthropologie physique, la partie sur laquelle nous devons dans cet ouvrage toujours porter notre attention, on observe sur le vivant suivant certains procédés et en se servant d’un certain langage dont Blumenbach