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CHAPITRE VI

En 1809, les deux angles de Ch. Bell, l’un au point d’intersection de la ligne faciale de Camper et de l’axe vertical du crâne passant par le trou occipital, l’autre à la rencontre d’une ligne basio-susorbitaire (basion à bord supérieur des orbites) et du même axe vertical. Celui-ci était déterminé avec l’instrument appelé pivot de Charles Bell , qu’on peut voir au laboratoire Broca; il se compose essentiellement d’une pointe qui vient s’appuyer contre la voûte interne du crâne, sur laquelle le crâne se tient en équilibre (1).

En 1810 Y angle sincipital de Mulder, indiqué dans la thèse inaugurale de Grull. 11 regarde en bas et est formé par la ligne faciale de Camper, et une ligne allant de la racine du nez à la suture sphéno-basilaire ; c’est un acheminement vers les idées qui vont suivre.

En 1815, le système de Spix , dans lequel on retrouve Tune des lignes les plus importantes de Broca et le triangle facial de Vogt ou de Welcker. Spix traçait cinq lignes sur la figure de profil du crâne : la première horizontale , allant de la face inférieure des condyles occipitaux au bord alvéolaire supérieur (c’est le plan horizontal de Broca); la seconde faciale, tirée du même point alvéolaire à la racine du nez; la troisième basique (base du crâne cérébral), tirée de la racine du nez à la face inférieure des condyles de l’occipital (les trois lignes forment un triangle facial médian plus correct que celui imaginé depuis par Welcker); la quatrième coronale , tangente auvertex et parallèle à la ligne horizontale ; et la cinquième occipitale, tangente à l’occipital et parallèle à la ligne faciale. Les deux angles les plus importants auxquels elles donnent lieu sont celui de la ligne coronale avec la ligne faciale (ou naso-alvéolaire) prolongée, qui, obtus chez les animaux, se rapproche de l’angle droit chez l’homme ; et celui de la ligne naso-alvéolaire avec la ligne naso-basilaire, que Welcker a adopté depuis pour exprimer le prognathisme.

Vers 1821, le système de Oken , qui associe les lignes faciale et horizontale de Camper et la ligne occipitale de Daubenton et tient compte des angles qu’elles forment entre elles.

En 1821, l'angle facial de C loquet, qui transporte le sommet de l’angle de Cuvier au bord alvéolaire supérieur, sur la ligne médiane.

Vers 1840, ï cingle métafacial de Serres ou angle que font les apophyses ptérygoïdes avec la base du crâne.

En 1856, V angle de Jacquart , qui déplace encore le sommet de l’angle

(l) Aux noms de Charles Bell et de Barclay il faut joindre â Edimbourg, au commencement de ce siècle, ceux de W. Gibson et de Leach. Le premier, dans sa thèse inaugurale, De forma ossium gentilitia, parue à Edimbourg en 1809, soutint que le crâne postérieur est plus lourd que l’antérieur, autrementdit, que, posé sur sa base, le crâne bascule en arriére, tandis que ce serait l’inverse chez l’Européen. Le second imagine une sorte de cadre semblable! à celui de Camper muni de fils parallèles s’entre-croisant à angle droit, mais horizontal et portant sur l’un de ses côtés une graduation. Le musée Broca possède cet instrument, qui est décrit par le professeur Alex. Monro, dans ses Outlines of the Anatomy of the human : body . Edimbourg, 1813.

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