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HISTORIQUE. — INFLUENCE DE LA PHRÉNOLOGIE

de Camper et le transporte à la racine du nez directement sur le crâne.

En 1859, les angles facial, coronal et occipital de Deschamps, inclus dans un triangle dit céphalique formé par trois lignes : l’une faciale du point sus-orbitaire au menton, l’autre horizontale (de nom) du menton à la protubérance occipitale externe, la troisième oblique de cette protubérance au point sus-orbitaire (1).

Influence de la phrénologie. — L’influence de Camper se répercuta ainsi en Hollande, en Allemagne, en France et en Écosse. Dans ce dernier

pays, â Edimbourg, une petite école crâniométrique se produisit avec Barclay, Ch. Bell, Gibson et Leach, à laquelle succéda insensiblement une contre-école s’inspirant de principes tout différents, ayant leur point de départ en France. Je veux parler des doctrines phrénologiques qui, quoique issues de conceptions a priori q t ne préconisant que l’observation extérieure sur le vivant, devaient forcément aboutir à la mensuration du crâne. Les premiers essais de crâniométrie dans ce sens pourraient bien s’être produits à Vienne sur les aliénés, en 1806. Mais c’est en Angleterre qu’elles prirent le plus prompt et le plus complet développement. Gall et Spurzheim n’étaient cependant pas favorables aux mensurations ; ils semblaient avoir l’intuition que leur échafaudage croulerait le jour où il serait soumis à un contrôle sérieux.

George Combe, d’Edimbourg, et plus tard Browne, sont les représentants de la crâniométrie phrénologique dans la Grande-Bretagne. Le premier mesurait les crânes et les vivants, et procédait par les moyennes. Voici ses mesures et sa nomenclature telles qu’on les trouve dans le Bulletin de la Société phrénologique d’Édimbourg, en 1831. Entre parenthèses sont indiquées les correspondances anatomiques:

Mesures cràniométriques de Combe .

Apophyse épineuse de l’occipital (inion) à individualité (racine du nez) (2).

Habitativité (entre l’obelion et le lambda) à comparaison (métopion entre les deux bosses frontales).

Trou auriculaire à épine de l’occipital.

Trou auriculaire à individualité (racine du nez).

(1) Geoffroy Saint-Hilaire et Cuvier, Des caractères qui peuvent servir à distinguer les singes , in Magasin encyclop., t. III, p. 459, 1795. — Walther, Kritische Darsteltung cler Gallschen cinatomisch-physiologischen Untersuchungen des Gehirns und Schadelbanes . Zurich, 1802. — Barclay, A new anatomical nomenclature relating to lhe ternis which are expressive of position and aspect in the animal System. Edinburg, 1803. — Ch. Bell, Essays on the anatomy and philosophy of expression , London, 1809. — W.-H. Crull, Dissertatio anthropologica medica de cranio ejusque ad faciem ratione, etc. Groningæ, 1810. — Spix, Ceplialogenesis sive capitis ossa structura. Monachii, 1815. — Oken. Lehrbuch der Zoologie 2 Abtheilung, S. 660. — J. Cloquet, Anatomie comparée de l’homme, t. I, p. 95. Paris, 1821. — Jacquart, Mémoire sur la mensuration de l'angle facial. Comptes rendus de la Société de biologie, 1856. — Deschamps, Étude des races humaines. Paris, 1857-59, etc.

(2) Variantes : Philogéniture (région sus-iniaque de l’occipital) à individualité (racine du nez). Philogéniture (id.) à comparaison (métopion).

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