PROGRAMME
vaisseaux, les viscères, observe l’état lisse ou circonvolutionné du cerveau, suit l’agencement de ses fibres au microscope et met à part les os et le crâne pour les étudier ultérieurement.
Mais un objet, un organe n'a d’intérêt que par ses ressemblances ou ses différences avec les organes analogues dans d’autres conditions. Le naturaliste, dès qu’il a pris cet aperçu, se hâte donc de le comparer avec les parties semblables chez d’autres types d’animaux, les uns rapprochés, les autres éloignés. Il fait ainsi de la morphologie et de l’anatomie comparées, et arrive à la notion de caractères communs et de caractères distinctifs, qui le conduit à celle de groupes divers, s’opposant plus ou moins.
Jusqu’ici toutefois il ne s’est exercé que sur des individus de choix, supposés être de bons types d’espèces, ou sur ceux que le hasard a fait tomber entre ses mains. 11 a vu les différences très accusées entre les espèces qu’il a comparées, il a maintenant à s’occuper des différences plus délicates dans le sein même du groupe auquel il se consacre. Les unes seront limitées à l’individu et isolées ou accidentelles, les autres se répéteront sur un grand nombre d’individus, se perpétuant visiblement de génération en génération. De là la notion de variations à laquelle s’oppose celle de constance, entraînant celle de types secondaires, primaires, puis de divisions naturelles et de parentés dans le sein du groupe, comme tout à l’heure il en a entrevues en dehors.
Le naturaliste, quoique ayant suivi tous les caractères physiques et leurs divergences, n’en a pas fini encore avec eux. Il n’a vu que l’adulte et ses organes à leur maximum de développement. Il a à reprendre cette étude sur l’enfant, le vieillard, comparativement dans les deux sexes ; et cela aussi bien dans les formes particulières que dans les formes générales. Ces différences, il a à les poursuivre de la conception à la naissance, de celle-ci à l’âge mûr, et enfin au delà dans la période de décrépitude.
L’anatomie est ainsi pour lui le point de départ, la connaissance initiale à laquelle il devra toujours se reporter plus tard, l’A, B, C. La physiologie vient ensuite, non pas cette physiologie générale qui est commune à tous les animaux présentant à peu près les mêmes dispositions anatomiques, et dont les lois ne diffèrent que dans leurs applications, de l’organisme le plus infime à l’organisme le plus complexe ; mais la physiologie propre de l’animal étudié, celle qui concerne les manifestations extérieures du corps vivant, se mouvant, bruyamment ou obscurément, sous la direction générale du système nerveux et, plus particulièrement dans les animaux supérieurs, du cerveau. Cette physiologie, le naturaliste la poursuit sous le même quadruple aspect par lequel il a passé en anatomie, savoir : l°chez l’adulte moyen pris pour type; 2° par comparaison avec les animaux voisins ; 3° dans les formes diverses au sein de l’espèce qu’affectent ces manifestations; 4° aux divers âges. Ainsi, pour les fonctions de locomotion, il décrit la démarche particulière, l’attitude,