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PSYCHOLOGIE

dans l’histoire naturelle de l’homme et en est l’un des plus beaux tleurons. Nous avons dit que chez l’animal on prend l’adulte pour type, mais qu’il faut suivre le développement des organes depuis la naissance et depuis la conception. De même chez l’homme. Les causes des différences de taille chez les géants et les nains, et par contre chez les hommes grands ou petits se comprennent ainsi. Les déformations spontanées du crâne s’expliquent en remontant à la période intra-utérine. L’œuf humain, dans ses différentes phases, n’étant que la répétition écourtée, d’après les idées modernes, des différentes formes organiques que l’on retrouve dans la série animale chez l’adulte, doit être étudié avec un soin tout spécial. C’est avec les œufs de grenouilles et de poules qu’on est parvenu à reconstituer la série des phénomènes qui se passent à l’origine de l’individu humain et qui expliquent une foule de dispositions subsistant chez l’adulte, et qui sont du ressort de l’anthropologie au premier chef.

Psychologie. — De ce mot, nous faisons le synonyme de physiologie cérébrale, la partie la plus brillante et la plus vaste de la physiologie propre de l’homme.

L’organisation, ainsi que l’avait vu Aristote, se complique de plus en plus, disons-nous, en s’élevant dans les séries ramifiées de l’arbre généalogique des êtres. Un organe manque en bas, il se dessine à l’état rudimentaire plus haut, il s’accuse dans un sens dans une des branches, et dans un sens différent dans une autre, pour atteindre son maximum de développement à l’extrémité de l’un ou de plusieurs des rameaux. Le système nerveux est réduit à quelques fibres et renflements à ses débuts; ces renflements se multiplient et se dispersent par petits centres, comme chez les insectes, où ils acquièrent sous cette forme un haut degré de perfection; ailleurs, chez les vertébrés, ils se concentrent, quelques-uns en se fusionnant et augmentant du volume, c’est le cerveau petit, puis gros, lisse à sa superficie, puis circonvolutionné, ses circonvolutions étant indiquées d’abord, flexueuses ensuite, très compliquées enfin, comme chez les anthropoïdes et plus encore chez l’homme.

En même temps et parallèlement les fonctions simplement nerveuses, puis cérébrales, de simples aussi deviennent complexes, avec prédominance chez tel ou tel animal d’une faculté ou d’une autre, d’un sentiment ou d’une impulsion. Chez l’homme, tout à coup, elles apparaissent à leur maximum, non pas une ou plusieurs facultés, mais toutes celles dont çà et là, chez divers animaux, on ne constatait que l’existence plus ou moins rudimentaire. La raison humaine résultant de cette exubérance subite sur la plupart des points où en préexistaient les germes, constitue la caractéristique dont il a été parlé, celle qu’il s’agit de poursuivre sous toutes ses formes chez les individus, chez les peuples sauvages, barbares et civilisés, chez les aliénés, les hommes ordinaires et les hommes de génie, en s’efforçant toujours de mener de front, s’éclairant l’une par l’autre, l’anatomie et la physiologie.

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