CHAPITRE IX
ment aux caractères les plus importants pour la détermination des types, par conséquent à ceux tirés de la crâniologie et de l’anthropométrie, et je terminerai par les Instructions pratiques à donner aux voyageurs. Ce qui me fournira l’occasion d’aborder çà et là et de traiter avec toute l’étendue voulue les questions de méthodes et de principes, sur le cadavre comme sur le vivant, que je considère dans l’état actuel de la science comme devant tenir le premier rang.
Des diverses sortes de caractères physiques. — Ces Caractères, les seuls dont nous nous occuperons dorénavant, comportent une foule de divisions suivant le point de vue auquel on les considère. Ils se partagent d’abord en extérieurs ou morphologiques si l'on veut et intérieurs ou anatomiques.
Les caractères morphologiques s’observent sur le corps entier, vivant ou étendu sur une table. Tels sont la couleur de la peau, l’état droit ou enroulé des cheveux, la forme du visage, du nez, des ouvertures palpébrales, les proportions du corps. Les caractères anatomiques se relèvent sur le cadavre ou le squelette, par conséquent dans les laboratoires seulement; ils concernent les muscles, les viscères, le cerveau surtout, les os, le crâne en particulier. Il en est qui s’étudient à la fois sur le vivant et sur le cadavre comme l’indice céphalique, les dimensions du thorax, du bassin, sauf à se demander après s’ils se correspondent dans les deux cas et peuvent se convertir les uns en les autres.
Dès à présent nous émettrons à cet égard une proposition générale que la suite se chargera de prouver. C’est que les variations de ces caractères peuvent parfaitement servir de part et d’autre à la distinction des types humains et se confirmer mutuellement, quoique les chiffres qui les expriment ne se suivent pas rigoureusement. Les essais de réductibilité n’ont abouti à rien de suffisant; les indices céphalique et nasal, les longueurs j de la main ou du pied, la taille sur le vivant ne doivent jamais être comparés à ceux pris sur le squelette et réciproquement.
A un second point de vue les caractères physiques se partagent en des- ■ criptifs et anthropométriques. Autant les premiers ont quelque chose de t vague et de personnel, autant les seconds sont précis et scientifiques.
Les caractères descriptifs, ainsi que leur nom le dit, sont ceux qu’on i exprime par un mot, une phrase, une comparaison ou une longue description. Ils sont l’écueil de l’anthropologie, non pour l’anatomiste qui a < l’habitude de voir, d’analyser ses impressions et de les rendre dans : un langage précis, méthodique, ne prêtant à aucun malentendu, mais pour le voyageur appelé précisément à recueillir ces caractères et rarement préparé suffisamment à ces descriptions. Aussi est-il souvent difficile de s’y reconnaître dans celles-ci et de savoir ce qu’elles \ veulent exactement peindre. Les Sociétés d’anthropologie ont si bien senti de suite ce desideratum que toutes à l’envi ont publié des Instruc- • tions s’efforçant de prévoir les cas, de donner aux voyageurs les moyens :