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CHAPITRE IX

comme dans le crâne, sur le vivant comme sur le cadavre ou le squelette.

Sous le nom de corrélatifs., on entend spécialement les caractères éloignés se développant en raison directe ou en raison inverse, comme reliés par quelque lien mystérieux. Telles sont la relation qui s’observe dans l’état régulier des choses entre la coloration claire de la peau, claire des yeux et claire des cheveux s’expliquant physiologiquement, et celle si bizarre entre l’hypertrichosis général congénital et le mauvais état des dents, ou entre l’excès de développement des cheveux à la tête et le défaut de développement des poils sur le corps dans certaines races.

Sous le titre enfin de compensateurs , il est deux genres de caractères qu’on pourrait confondre. Lorsque le crâne par exemple est entravé dans son développement sur un point, il fait elfort sur des points voisins, généralement en face du côté opposé et à l’autre extrémité du crâne du même côté : les voussures ainsi produites sont des caractères de compensation. Toute atrophie d’une moitié du visage tend à amener une hypertrophie de l’autre moitié, de même qu’un sujet privé d’un bras arrive à faire remplir à l’autre les fondions attachées aux deux, de même encore qu’un hémisphère remplace l’autre lorsque lepremier est atteint. Le second genre de compensation n’est qu’apparent. Soit le buste des races jaunes plus long tandis que leurs membres inférieurs sont plus courts : les deux termes peuvent n’être exacts que l’un par rapport à l’autre et donner additionnés une même somme; l’allongement et le raccourcissement se compensent et cependant le tronc ou bien les membres seuls ont pu être modifiés.

Ces distinctions établies, passons à la façon dont en principe général l’étude de tout caractère doit être conduite.

Étude de» caractères. — Tout caractère est à étudier à certains points de vue généraux, toujours à peu près les mêmes. La première chose est de fixer le langage et la nomenclature qui s’y rapportent et d’établir la manière de l’observer: les parties de ce chapitre ne peuvent cependant être traitées complètement que plus tard, lorsque les formes ou degrés qu’affecte le caractère sont connus. La seconde est de le connaître sous sa forme typique chez l’Européen pris pour étalon, chez l’adulte à son entier développement; dans quelques cas, il y a avantage à mener de front deux formes de caractères afin de les opposer: ainsi chez l’Européen et le nègre. La troisième est d’en poursuivre les différences suivant les âges, les sexes et les individus.

Le premier de ces aspects a été fort négligé jusqu’ici, surtout en France. Les organes doivent être pris dans le sein même de la mère (lre étape), suivis depuis la naissance jusqu’à l’âge de trois ans environ, c’est-àdire jusqu’à la fin de la première dentition (2° étape), puis de ce moment à l’âge adulte lorsque la seconde dentition est terminée et la suture basilaire fermée en règle générale (3e étape), et repris plus tard dans la vieillesse (5e étape) Les caractères croissent avec l'âge , quelquefois

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