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MÉTHODES GÉNÉRALES. — ÉTUDE DES CARACTÈRES

d’une façon progressive, d’autres fois en raison inverse, ou se transforment. Aussi doit-on écarter avec le plus grand soin les adultes des enfants et même distinguer chez ceux-ci les étapes réduites au minimum desimplicite qni precedent. Certaines maniérés d’etre de l’adulte trouvent leur explication dans les lois de la croissance, tels sont les géants et les nains, et leurs proportions.

Le sexe est un élément de premier ordre. La femme est, pour la forme l’intermédiaire entre l’enfant et l’homme adulte et doit être mise à part au même titre quel enfant. La négligence de beaucoup de voyageurs et même d anthropologistes de profession, a cet egard, annule la valeur d’un grand nombre de documents. La taille varie de tant à tant, écrivent les premiers sans se donner la peine de dire si les femmes sont comprises ou non dans leurs chiffres; ou bien : la moyenne est de tant, en mélangeant les sexes, sans ajouter combien de sujets il y a de chaque; il est évident que si sur 20 sujets il y a 5 femmes ou 15 la moyenne sera différente.

Lorsqu’avec cela on ne tient pas suffisamment compte de l’âge, les chiffres deviennent plus nuisibles qu’utiles. Ainsi les orbites de l’enfant sont plus hautes et n’acquièrent leur physionomie typique qu’à vingt ans ; elles restent, d’autre part, plus hautes chez la femme adulte qui par là comme par beaucoup d’autres caractères conserve une physionomie enfantine. Or, chez un homme appartenant à un type aux orbites basses se rencontrent, je suppose, des orbites hautes. L’exception peut tenir à des causes multiples : à l’introduction dans la série d’un type étranger, à ce que le sujet n’a pas vingt ans accomplis, mais aussi à ce qu’il a gardé, ainsi que cela se voit souvent sur le vivant, pour toutes espèces de caractères, quelque chose d’enfantin, ou de féminin. Les arcades sourcilières se développent dans les mêmes conditions, avec l’âge chez l’homme ; et de même que la femme peut prendre un caractère masculin par le développement de ses arcades sourcilières, de même par une raison inverse l’homme peut rester enfant ou femme. C’est là toute une étude à exploiter. Ces cas particuliers importent peu dans une série nombreuse, mais lorsque la discussion roule sur un seul individu ils sont à apprécier. *

Je ne m’arrête pas à démontrer la nécessité de se rendre compte de l 'étendue et de la nature des variations chez les individus d’un même groupe réputé homogène, avant de passer à l’étude de ces variations dans les races. L’étude en est fort difficile, exige des méthodes délicates, mais elle n’en est pas moins utile.

Après le point de vue morphologique, arrive le point de vue physiologique où l’on cherche la cause des variations observées soit chez les individus, soit chez les races et leur mode de production. La croissance des organes et l’évolution des formes en sont déjà un chapitre important.

Ensuite viennent les différences relatives à Yinfluence des croisements et à l’influence des milieux entendus dans le sens le plus large.

Topinard. — Anthropologie.

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