‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 208 sur 980 · MÉTHODES GÉNÉRALES. — SÉRIATION · texte numérisé non relu

MÉTHODES GÉNÉRALES. — SÉRIATION

2e Procédé. — Taille .

lre série . 3 cas. X 150= 450

Total . 333 cas. 56 250

Moyenne generale . . - = 168.76

OOO

C’est une différence de taille de 9 centimètres entre le premier et le second procédé, celle entre les Anglais et les Napolitains.

Nous donnons le second procédé comme correct et satisfaisant. Il ne l’est pas absolument cependant, au point de vue mathématique. Des séries formées d’observations en nombre différent ou même semblable peuvent ne pas avoir la même valeur, et, comme on dit dans le calcul des probabilités, le même poids. Ce qu’on appelle en mathématique l’erreur probable n’y est pas, en effet, la même en général. Cette erreur probable sur laquelle M. Goldstein a inséré un travail très remarquable dans la Revue (T anthropologie s’obtient par le calcul à l’aide de la méthode de la sériation dont il va être question. Plus la courbe à laquelle donne lieu cette sériation est correcte et symétrique, plus l’erreur probable diminue, plus la moyenne de la série a chance d’être voisine de l’idéal. La moyenne des moyennes ainsi calculée prend le nom de moyenne générale de plus haute probabilité.

Méthode de la sériation. — Lamoyenne ne doit pas être confondue avec le maximum de fréquence , qui est l’expression numérique se répétant le plus souvent dans la liste des individus observés, ni avec la médiane. Ce qui nous amène à la seconde méthode s’appliquant aux variations comme la méthode des moyennes s’applique à la masse, fondue en un tout et résumée en un mot.

Sous le nom d 'ordination, on entend l’alignement bout à bout en une seule file verticale de tous les chiffres individuels obtenus, en allant du plus fort au plus faible et réciproquement, et en tenant compte des fractions d’unité. Lorsque le même chiffre reparaît plusieurs fois de suite, on l’inscrit autant de fois. Par médiane (Cournot) on probable (Fournié et Broca), on désigne l’endroit ou le trait au-dessus et au-dessous duquel se rencontrent le même nombre de cas individuels. Il ne répond qu’accidentellement à la moyenne qu’on pourrait définir à ce point de vue, l’endroit ou le trait au-dessus et au-dessous duquel tous les chiffres additionnés donnent deux sommes égales. La médiane regarde le nombre de cas, la moyenne leurs valeurs. L’ordination n’est qu’un travail de cabinet; on ne peut publier une longue liste ainsi disposée, laquelle ne permettrait pas d’embrasser d’un seul coup d’œil l’ensemble des variations et d’y voir de suite les différents groupes qui s’y succèdent. De là est née la méthode de la sériation dans laquelle on prend un module quelconque pour

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