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CHAPITRE IX

ranger en série les chiffres de fréquence que donne chaque variation. Ainsi pour la taille on procède de centimètre en centimètre ou de double centimètre en double centimètre, ce qui de d m ,50 à lm, 80 donne quinze étapes ou trente. Le module adopté ne doit pas être trop faible, à moins que le groupe mesuré ne comprenne un nombre considérable d’individus; il ne saurait dépasser 20 étapes ou cases en général. Sans quoi la sériation manque son but en ne mettant pas bien en relief la répartition des cas individuels. Le maximum de fréquence est donné par la case ou le degré qui fournit le plus grand nombre de valeurs semblables. Il avoisine généralement la médiane que l’on trace ici comme pour l’ordination mais avec moins de rigueur, et la moyenne obtenue par le calcul (1).

La méthode de la sériation ainsi comprise conduit aux aperçus les plus précieux et donne les éléments de dessins graphiques, qui parlent encore mieux aux yeux de certaines personnes. Une excursion avec Quételet au delà de l’anthropologie nous la fera comprendre.

Il s’agit de connaître avec une précision extrême la mesure du passage de l’étoile polaire au méridien, 487 passages sont enregistrés par des personnes différentes à l’observatoire de Greenwich; 82 obtiennent le même résultat, les autres en différent d’une demi à trois secondes et demie en plus ou en moins. Le chiffre de 82 est la moyenne typique et objective de Bertillon (Voy. note, plus haut) , c’est notre maximum de fréquence. La disposition suivante en donne la sériation :

Erreurs d'observation de L’étoile polaire.

— 3" 5 . 1 cas.

(Maximum de fréquence). 0 . 82 —

(1) La moyenne, dans notre langage, répond à la moyenne proprement dite de Quételet, à Y average des Anglais et en particulier de Herschell et à la moyenne typique de Bertillon, celle-ci, tantôt objective pour cet auteur, c’est-à-dire correspondant à une valeur réelle existant dans la série, tantôt subjective, c’est-à-dire virtuelle ou intermédiaire à plusieurs valeurs réelles.

Notre maximum de fréquence est la moyenne arithmétique de Quételet , expression mauvaise, car l’épithète convient mieux à la moyenne proprement dite qui s’obtient uniquement par le calcul, tandis que notre maximum de fréquence s’obtient par un pointage, qu’on met ensuite en sériation ou qu’on exprime par une courbe graphique. Elle répond au mean des Anglais et à la moyenne indice de Bertillon.

Notre médiane ne comporte aucun malentendu.

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