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CHAPITRE IX

laissent involontairement croire qu’ils opèrpnt sur des chiffres respectables. Le premier devoir en toutes circonstances, lorsqu’il s’agit de moyennes, et dans le cas présent, est d’indiquer le nombre d’observations dont se compose la série sur laquelle on opère. On prévient ainsi le soupçon de vouloir en imposer au lecteur.

pian «le conduite générale. — Avant de passer à d’autres méthodes techniques moins courantes, un mot sur la conduite à suivre d’une manière générale en anthropométrie, dans l’état de la science, avec les données précédentes.

La méthode de la sériation est propre à l’analyse des caractères et de leurs variations chez les individus et commandée par les mélanges en proportions diverses de types physiques qui ne sont eux-mêmes, le plus souvent, que le mélange de types antérieurs. La méthode des moyennes répond à la nécessité de rendre d’un mot l’expression numérique dominante d’un groupe et donne seule le moyen de comparer largement les caractères dans toute l’étendue des races humaines, et à leur défaut des groupes de populations.

Un caractère ou un indice répondant très exactement à un caractère déterminé, la face allongée ou dolichofaciale par exemple, n’a pas d’intérêt, sur un ou plusieurs groupes de populations, si l’on ignore les chiffres analogues dans les populations ou les races voisines qui par ce même caractère contrastent le plus avec elles. Autrement dit, un caractère n’est connu, acceptable, acquis à la science, que du jour où l’on connaît les variations de ses moyennes dans toute l’étendue de ce qu’on est dans l’habitude d’appeler l’échelle des races.

Une moyenne isolée, qu’elle repose sur un petit ou sur un grand nombre de cas, est stérile tant qu’elle n’est pas comparée à d’autres reposant sur des nombres de cas suffisants aussi, et disposées méthodiquement en une colonne graduée et progressive. Les personnes qui prennent l’anthropométrie comme une distraction dans leurs heures de loisirs et veulent en avoir l’agrément sans la peine, s’attachent volontiers à un petit groupe de crânes, ou publient les mesures d’une série d’individus, en font grand bruit et ne vont pas au delà. Ces monographies sporadiques sont sans profit, lorsqu’à côté de soi on n’a pas des listes de caractères distribués j par moyennes suivant les races et les embranchements de races, afin de : juger de leurs différences avec ce qu’on vient de décrire. On admet que } pour connaître le canon des proportions d’une race quelconque de nègres, il faille le canon de l’Européen; réciproquement, on ne connaît le canon de l’Européen que par comparaison avec celui du nègre, du 1 jaune, etc.

On a beau proposer des caractères, fonder des méthodes pour les mesurer, inventer des instruments, imaginer des nomenclatures et même » en donner çà et là quelques exemples numériques, un caractère n’a droit à être pris en considération et à être accepté que du jour où il i

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