CHEVEU. — GROSSEUR
autre, sans que l’opérateur puisse discerner lequel, on ne sait ce que l’on mesure. Sur la coupe au contraire, dont nous parlerons bientôt, on mesure facilement chacun des deux diamètres et on en prend la moyenne. G est le seul procédé correct pour savoir la grosseur du cheveu, aussi bien en médecine légale qu en anthropologie. Malheureusementles micromètres qui sont dans le commerce laissent à désirer et étaient encore plus défectueux il y a vingt ans.
Les quelques exemples ci-après ont été calculés par moi avec les mensurations faites par le Dr Latteux sur les coupes dont il a fait don au laboratoire d’anthropologie. J’ai laissé tous les cas isolés et écarté les enfants et les coupes de barbe et d’autres poils du corps. Il ne s’agit que de cheveux d’adultes. Leur petit nombre nous interdit toute considération.
T , 7 /Grand diam. 4- petit diam
Largeur du cheveu ( - - - - — - -
Millièmes
de
millimètre.
Millièmes
de
millimètre
2 Malais .
Moy. 117
7 Mélanésiens .
3 Indous .
2 Chinois de Singapore..
4 Kabyles d’Algérie. .
8 Fidjiens .
5 Hottentots .
4 Indo-Chinois .
5 Nègres ordinaires. .
3 Australiens .
3 Européens .
Les poils s’insèrent dans la peau obliquement (Kolliker)
ou perpendicu-
lairement (Sappey) et forment généralement des séries linéaires simples ou doubles, parallèles, se bifurquant, courbes, en tourbillons, etc. Au cuir chevelu, à peu près à égale distance de la nuque et du bregma, se trouve le tourbillon le plus connu, donnant lieu à un épi rebelle de cheveux dressés. Ce tourbillon est généralement simple et médian ou double et latéral, quelquefois il est simple et latéral, mais à niveau constant qui répond à un point crâniométrique déterminé, l’obélion. Ce tourbillon chez i’orang est déplacé et répond à la septième vertèbre cervicale suivant M. Ecker. A l’opposé du corps en existerait un autre répondant au coccyx. A l’avant-bras et au bras les rangées de poils convergent vers le coude chez l’homme comme chez les anthropoïdes. Chez le fœtus humain les tourbillons et courants se dirigent à la fois vers deux centres, un de chaque côté au niveau de l’angle interne de l’œil. Cette disposition se retrouve dans cette singularité tératologique qu’on a appelée l'homme chien et qui n’est qu’une persistance chez l’adulte de l’état fœtal des poils avec accroissement.
Le mode d’implantation et la distribution linéaire, aussi bien que les contours des masses principales de poils, doivent cependant varier. Il est des sujets et même des races dont la chevelure et la barbe sont bien dessinées, fournies, à poils bien parallèles, belles, dit-on : chez la race