TYPES ANTHROPOLOGIQUES
qu’il assimile aux tours de spire sont dus à une série de rétrécissements provenant des alternatives de bonne et de mauvaise alimentation. Nous abandonnons la remarque de M. Sanson et nous posons la question : la cavité du follicule a-t-elle pris une forme spiroïde et sans doute aussi aplatie, parce que la forme du poil sécrété par la papille l’y a obligé ou bien le poil a-t-il pris cette conformation parce que le follicule la lui a donnée? Le follicule n’est qu’un réceptacle, c’est la papille qui gouverne la sécrétion. Il nous est indifférent, du reste, d’admettre que l’état des poils constaté au dehors à l’œil nu, confirmé par l’examen microscopique, existe déjà dans le follicule.
Ce qui ressort de plus clair de tout ceci, c’est que le degré de l’enroulement est le véritable caractère général du cheveu et qu’il faut s’appliquer à en mesurer les degrés ; c’est difficile sur les deux premiers types de cheveux, sur les derniers c’est facile. Il faut chercher par toute la tête quelques anneaux non altérés et en prendre le diamètre. Je me suis demandé si la limite entre le cheveu frisé et le cheveu laineux ne serait pas à 1 centimètre ou 8 millimètres de diamètre. En tout cas toutes les spires que j’ai mesurées, méritant sans aucun doute le nom de laineuses, s’échelonnaient au-dessous de ce chiffre. Ce diamètre en diminuant établit une véritable échelle de types, les plus inférieurs comme celui des Boshimans répondant à un diamètre de 3, 2 et peut-être 1 millimètre parfois.
Types de chevelures. — La chevelure dans son ensemble se présente, en somme, aux yeux du voyageur sous les principaux aspects suivants :
Premier type. — Cheveux noir foncé, raides, durs, sans sinuosités notables, plaqués sur les côtés de la tête (plats) ou tombant pesamment, longs chez les hommes. C’pst la chevelure des races jaunes, c’est-à-dire des Américains du nord et du sud, des Esquimaux, des Samoyèdes, des Chinois et des Japonais (PL II, fïg. 1 et 2).
Deuxième type. — Cheveux ondés ou ondulés ou même bouclés, beaux, soyeux, souples, flottants. Les races blondes anglo-scandinaves et les races brunes ibéro-berbères en offrent des exemples, opposés par la couleur. Les Celtes, intermédiaires géographiquement et par la couleur, sont mal partagés pour la beauté de la chevelure.
J’attire l’attention sur deux formes à étudier : la chevelure luxuriante de certains Polynésiens sinon de tous , bien que sous certains rapports ils rentrent dans les races jaunes et aient quelque rapport avec les Américains du nord, ce qui devrait leur donner des cheveux longs, sans doute, mais gros et durs; et la chevelure en broussaille dont j’ai parlé des Todas entre autres, de la plupart des Australiens, des Aïnos (PL II, fig. 3, 4 et 5). Deux genres de chevelures s’observent chez les Aïnos : l’une caractéristique des races jaunes, lourde, plaquée, etc.; l’autre désordonnée, qui appartient au vrai Aïno.
Troisième type. — Cheveux frisés dans toute leur longueur ressemblant