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CHAPITRE X

dit australoïde, et le type aquilin permettent, d’après le nez seul, de classer les races comme il suit :

| Très lepto (vivant) . Kymris.

Lepto (vivant). Races blanches, j i Non aquilin. . . Celtes.

( Moins lePt0‘ j Aquilin . Sémites.

- Lepto (crâne). Esquimaux.

, „ . ( Nez aP'atl- ■ • ! Méso (cr âne.. Jaunes d'Asie.

Mcso (vivant). Races jaunes. . . j ^ saillant . Peaux-Rouges.

t Nez relativement fin . Nègres d Afrique.

Plat y (vivant). Races noires.... j Nez grossier> ailes énormes.. Mélanésiens et Australiens.

Encore un avantage que possède le nez : il est le seul caractère qui permette de classer le Sémite.

Si les particularités que fournit ainsi le nez sont tenaces et carac eristiques dans les races franches, en revanche elles se modifient, aisément dans le sens de la moyenne intermédiaire entre les deux races mères , nous a-t-il paru, plutôt que dans le sens de l’une d’elles. 11 en résulte qu il fau s’attendre à trouver dans la morphologie du nez des types de transition tels que ceux que nous avons mis hors de cadre dans le tableau de 1 indice du vivant. Mais la valeur des types fondamentaux n’en est pas pour cela atteinte, il n’y a pas d’abîme entre les races, ni par un caractère ni par un ensemble de caractères, les transitions sont la règle partout.

Ce qu’on peut affirmer, c’est qu’en dehors des croisements, il n est pas de caractère moins altérable par les milieux et les agents mécaniques que la forme du nez. L’aplatissement du nez du nègre produit accidentellement ou volontairement par des pressions mécaniques, suivant Barbot et Kolbe, est une fable. Comme contre-épreuve, il faudrait que le nez kymri

ait été produit par une cause inverse.

Donc plus tard dans notre essai personnel de classification des races,

nous mettrons les caractères tirés du nez et en particulier l’mdice nasal du vivant en première ligne.

Comparaison de l’indice sur le vivant et snr le crâne. — J ai dit dans les généralités qu’il n’y avait pas lieu, en principe général, de songer a convertir les mesures et indices sur le vivant en mesures et indices sur le crâne et réciproquement. En voici une première preuve. Broca sur dix tètes entières puis sur leurs crânes, et moi-même sur dix autres sujets, avons mesuré l’indice nasal du vivant et celui du squelette. Voici les

résultats généraux:

Les 10 de Broca..

Largeur nasale. . .

Vivant.

Crâne.

Longueur — ...

Rapport .

Largeur nasale...

Longueur — ...

Rapport .

Mes 10

LA COULEUR. — ANATOMIE. 307

La différence sur les premiers est de 17.9, et sur les seconds de 20.4, en plus chez le vivant. Entre les deux, laquelle préférer? L’écart est de 2.5, assez fort pour faire passer une moyenne d’un embranchement dans un autre. Supposons qu’on retranche la moyenne, c’est-à-dire 19.2, de 65.7 1 indice du vivant, savoir presque le tiers. Quelle confiance accorder à un pareil calcul, surtout lorsqu on le transporte aux cas particuliers ?

Les différences que nous avons relevées dans les moyennes des deux indices, notamment chez les Esquimaux et les Américains, sont du reste sans réplique. Il n’y a aucune correspondance entre les deux. La conséquence, c est qu il n y a pas à calquer les points de repère les uns sur les autres et à se gêner, et que le mieux est d’agir séparément dans les deux cas. C’est ce que j’ai fait, lorsqu’à la racine du nez j’ai adopté non la suture nasale qui est inaccessible au toucher, mais le point de repère le plus constant et le plus visible à la peau.

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