CHAPITRE XI
DE LA COULEUR
Matières colorantes de l’organisme. Pigment cutané : Anatomie, physiologie et pathologie. Nomenclature. Variations. Influence des milieux. — Types blond, châtain, roux, brun, jaune, noir. — Statistique de la coloration des cheveux et des yeux. — Classification par la couleur.
La coloration de la peau, des yeux et des cheveux est le troisième caractère à examiner pouvant servir de point d’appui à une classification des races. C’est le plus ancien accepté à ce titre, et le plus populaire encore, ainsi qu’en témoignent les expressions par lesquelles nous désignons, quoi que nous fassions, les trois embranchements les plus évidents de l’humanité : les blancs, les jaunes réunis aux rouges et les noirs. Il nous fera pénétrer en plein dans la question si longtemps agitée entre les monogénistes et les polygénistes, de l’influence des milieux.
Matières colorantes de l’organisme. — La Couleur en général, et celle de la peau en particulier, n’est pas , ainsi qu’on se plaît à le croire, l’expression d’une seule cause anatomique, d’un certain pigment. C’est une résultante dans laquelle ce dernier joue le principal rôle, mais dans laquelle d’autres matières colorantes prennent leur part. Il y a en effet dans l’organisme humain trois sources de coloration.
L’une, la moins importante, vient du foie, c’est la bilifulvine de la bile, à son maximum de démonstration dans fictère, ou jaunisse, soit ordinaire, soit noir {mêlas). Elle explique ce que le pasteur Monrad considérait comme la caractéristique de la première période d’acclimatation des blancs dans les pays tropicaux, une coloration jaunâtre due évi-