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CHAPITRE XI

ou blanche. Lorsque la blessure ou l’irritation qui l’a produite a laissé la surface du derme intacte et l’a surexcitée, davantage vascularisée, hypertrophiée en quelque sorte, la cicatrice est plus foncée que les parties voisines. Ce qui signifie qu à la suite d’une plaie, d’une brûlure, d’une affection cutanée, les deux cas peuvent se présenter, des parties plus blanches et d’autres plus noires qu’auparavant. A divers degrés, chez le nègre, le mulâtre, le brun ou le blond, les mêmes faits peuvent se produire.

La même explication physiologique, un accroissement ou une diminution de nutrition ou d’excitation, directe ou indirecte de la surface du derme, s’applique à toutes les variations de couleur chez les individus dans quelque race que ce soit, sous l’influence des milieux, de l’alimentation ou d’autres circonstances dont nous parlerons bientôt.

Mais à ces causes locales de variation ne vient-il pas se joindre parfois des causes générales? En d’autres termes, entre les divers dépôts de pigment n’existe-t-il pas une relation quelconque?

Nous avons parlé, dans les cheveux, du pigment en plaques ou disséminé dans le canal médullaire et l’écorce, produisant, modifié par son mélange avec les globules gazeux, les diverses colorations de la chevelure. Aux yeux, ce sont les mêmes granulations épanchées dans les cellules épithéliales et étoilées de la choroïde et de l’uvée, et au milieu des fibres musculaires de l’iris. Les muqueuses, n’étant que la continuation de la peau dont la couche cornée s’amincit de plus en plus, n’exigent pas de description particulière. Eh bien, entre ces colorations noire, foncée ou intermédiaire des yeux, des cheveux et de la peau, s’observe une solidarité organique ou nerveuse remarquable, favorable à l’idée d’un système ou d’un organe principal présidant à la répartition du pigment. Les organes internes seraient compris dans cette solidarité. Gubler a signalé chez les nègres, età un moindre degré chez les Européens bruns, une coloration noirâtre bistre du cerveau enveloppé de ses membranes, et de sa surface, augmentant aux approches de la protubérance et du bulbe; cette coloration ferait toujours défaut au contraire chez les blonds.

D’autre part, il est une maladie générale dite d’Addison, qui engendre une mélanodermie chez le blanc, ou coloration négritique de la peau, s’accompagnant d’un accroissement sensible de la coloration des yeux et des cheveux, et même du pigment dans certains des organes internes. Une autre maladie, appelée mélanémie , la complique parfois, dans laquelle les granulations noires se généralisent davantage et circulent avec le sang.

Ces deux circonstances sont un nouvel argument en faveur de l’unité du système pigmentaire dans une certaine mesure, et font comprendre qu’une excitation directe delà peau puisse retentir sur les yeux, et qu’une même influence organique interne agisse à la fois sur les yeux, les cheveux et la peau.

développement. — Le corps muqueux de Malpighi est visible dès les

Là COULEUR.

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