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LÀ COULEUR. — TYPE BLOND

j’eus mis en présence sur une J seule ligne les avant-bras d’un Danois, d’une Alsacienne, d une Parisienne, d’un méridional de France et de la dite Esquimaude. Evidemment cet avant-bras offrait une teinte jaune citron grisâtre par comparaison avec les autres bras.

La réalité de la teinte rouge, bien différente de la précédente lorsqu’on 1 a bien constatée une fois, en prenant les mêmes précautions, est non moins délicate à découvrir souvent. Le blanc et même le noir ne sont pas toujours eux-mêmes indiscutables, sur le sujet; le jaune se distingue difficilement parfois de la couleur de certains blancs et de certains noirs, ainsi que nous le ferons mieux voir tout à l’heure.

Le point de départ des classifications de Cuvier et de.Flourens, reposant sur la couleur, est donc sujet à bien des objections. Le blanc et le noir s’opposent bien, le jaune et le rouge ne se distinguent guère. La couleur de la peau n’est donc pas un caractère initial des classifications approchant de la valeur du cheveu ou de l’indice nasal. Il ne peut figurer au premier rang qu’à titre accessoire comme caractère confirmatif, suivant l’expression d’Isidore G. Saint- Hilaire. A ce point de vue, nous l’acceptons, mais ne venant qu’après l’indice nasal, à côté du cheveu.

Mais à défaut du premier rang, ne peut-on utiliser ce caractère au second ou au troisième rang? Ceci est une autre question, d’autant plus que dans ce cas on n’est pas tenu à être aussi exigeant.

Types Mânes. — Lorsqu’on examine à distance l’immense mosaïque de nuances et de tons à laquelle est comparable l’humanité à ce point de vue; qu’on cherche autour de quels centres s’irradient les variations, et qu’au lieu de s’en tenir à la couleur de la peau on lui associe la couleur des yeux et des cheveux, ainsi que nous avons montré que cela pouvait se faire, on distingue, en outre des types fondamentaux, un certain nombre de types secondaires plus ou moins accusés, savoir : 3 ou 4 pour le type fondamental blanc, 2 ou 3 pour le jaune, 2 pour le rouge, 2 ou 3 pour le noir. Dans leur ensemble ils forment une échelle graduée commençant par le blond, et se continuant par le châtain, le brun et enfin le noir, le roux étant mis à part.

Le premier est le type Mo mi. Il est constitué ainsi qu’il a été dit par l'association des yeux bleus ou clairs, des cheveux blonds et d’une peau rosée ou fleurie. Cette peau est fine et transparente, elle laisse voir à travers, les vaisseaux capillaires superficiels, pleins de sang, se congestionnant par les émotions, le froid et la chaleur, et supporte mal l’action de l’air et du soleil. De même que les autres types, le blond ne se rencontre nulle part à l’état de pureté, mais il prédomine çà et là, se mélange à toutes les populations de l’Europe, ainsi que nous le montrerons et se retrouve à l’état de sujets isolés dans les endroits les plus inattendus. On a souvent pris pour lui, il est vrai, des cas d’albinisme général incomplet et même d’albinisme partiel.

En Europe, il est dispersé partout, mais concentré davantage en Islande,

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