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CHAPITRE XII

Mais si les dolichocéphales ont partout précédé les brachycéphales, ou et comment ceux-ci ont-ils pris naissance? sur plusieurs points du globe ou sur un seul? J’ai montré la ressemblance du type galtcha du Turkestan avec les types slave et celte, et j’en ai conclu qu’elle nous indique peut-être la direction dans laquelle il faut chercher les origines de la brachycéphalie européenne. D’autre part tout porte à croire que les brachycéphales d’Amérique sont venus d’Asie. Ici s’arrêtent les conjectures.

Indice céplialométrique. — Jusqu’ici nous n’avons reproduit que des indices craniométriques. Et cependant ce n’est qu’avec le vivant qu’on peut espérer résoudre la plupart des questions relatives aux races, telles que leur répartition dans le présent, l’influence de la fusion et de la confusion des peuples sur ce caractère, celle des milieux et en particulier de l’éducation et de la civilisation sur la forme de la tête. On examine le cimetière d’une localité, mais dans un vallon à côté, sur le versant opposé de la montagne, l’examen donne souvent un autre résultat. Les mensurations sur le crâne sont limitées, sur le vivant elles sont indéfinies. Ce que nous voyons pour la couleur des yeux ou la taille, se répète pour l’indice céphalique. Chez les uns et les autres il faut des moyennes s’appuyant sur des nombres suffisants et beaucoup de moyennes çà et là, afin de construire des cartes de l’indice céphalique non seulement par provinces, mais par arrondissements, par régions soumises à des conditions différentes de vie pour les individus, et d’immigration pour les races. En Gallicie ce travail a été commencé; quelques milliers d’indices céphaliques ont été relevés sur la tête directement. C’est à continuer partout et en attendant çà et là sur les groupes lointains.

Dans l’état actuel de la science nous ignorons, je le rappelle, s'il existe une règle de réduction de l’indice du vivant en indice du crâne et réciproquement, et même s’il existe une correspondance suffisamment constante entre eux. Jusqu’à nouvel ordre il faut donc comparer le crâne avec le crâne, le vivant avec le vivant. Suivent ci-après quelques moyennes céphalométriques pour servir de comparaison dans les recherches ultérieures; l’indice est sans réduction, bien entendu.

Indice céphalométrique [vivant (1).]

100 Celtes, départ, français du centre

(Collignon) . 84.9

100 Kymris, départ, français du nord

(Collignon) . 79.7

50 Lorrains (Collignon) . 85.8

30 Méridionaux, Basses - Pyrénées

(Collignon) . 78.2

309 Auvergnats (Durand de Gros) 84.5

(1) Quelques auteurs donnent leurs mesures avec réduction pour les rendre, pensent-ils, comparables au crâne. Ainsi M. Houzé retranche de l’indice deux unités et M. Mantegazza trois unités. C’est un tort. J’ai rétabli dans ces cas l’indice sans conversion tel qu'il résulte directement des mesures.

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