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DÉVELOPPEMENT DES OS

qui composent le squelette, sont partagés en longs, plats et courts. Les os longs comprennent un corps ou diaphyse et deux extrémités ou épiphyses, tels que les grands os des membres, et renferment un canal dit médullaire. Les os plats, simplement plats, comme les pariétaux, omoplates et os iliaques, ou à la fois longs et plats comme les côtes, sont formés de deux couches, ou tables, et d’un diploé intermédiaire. Les os courts sont les os du carpe et du tarse et les vertèbres. La substance des os ou le tissu osseux est à l’état compacte partout où la solidité est

Fig. 45. — Fémur entier vu par sa lace Fig. 46. — Coupe longitudinale

postérieure. du fémur.

l'ig. 44. — 1,1, corps de l'os ou diaphyse; 5, 6, 7, 8, 9, 10, son extrémité ou épiphyse supérieure; 11, 12, 18, 14, 15, son extrémité inférieure.

Fig. 45. — 1,1, canal médullaire, 2,2, tissu compact de la diaphyse, 3 et 4, tissu spongieux des extrémités (Sappey).

nécessaire, et à l’état spongieux ou réticulaire, cà et là, lorsque la légèreté doit s y associer. Ce tissu est formé d’un réseau de canalicules dirigés longitudinalement d’une manière générale dans les os longs, s’irradiant du centre à la circonférence dans les os plats, et diversement dirigés dans les os courts. Chacun de ces canalicules contient un vaisseau capillaire et est le centre d’un système de couches ou de lamelles calcaires concentriques, parsemées de cavités microscopiques appelées ostéoplastes. Les

canalicules ont été découverts par Havers en 1734, et les ostéoplastes pai Purkinje en 1834.

Les os se forment suivant deux procédés : les uns, en petit nombre aux dépens d’une membrane flbro-celluleuse préexistante, par des dépôts de sels calcaires dans l’intervalle de cellules dont la capsule, commune a plusieurs, devient l’ostéoplaste ; tels sont les parties plates et écailleuses de la voûte du crâne, les os de la face moins le vomer, et, parait-il, la clavicule (Bruysh). Les autres, comprenant les autres os du corps, sont précédés d’un cartilage qui reproduit en petit la configuration de os futur, et renferme des capsules communes à plusieurs cellules, appelées chondroplastes. Autour de ceux-ci se déposent les sels calcaires; la capsuie se rétrécit, se déforme : 1 osteoplaste est foi mé.

Fig. 47. — Calcanéum, face externe.

15, face externe où apparaît le point primaire; 9, 10, 11, apparaît le point complémentaire; 12, 12, suture provisoire de l’os (Sappey).

13, cartilage épiphysaire où séparant l’épiphyse du corps

L’apparition des sels calcaires se fait de bonne heure chez l’embryon, sous forme de points primitifs ou principaux et, plus tard, de points complémentaires. Le premier point qui apparaît est celui de la clavicule vers la fin du premier mois de la vie intra-utérine. Le dernier est le point complémentaire de l’épiphyse de l’extrémité interne du même os.

Par épiphyse on entend des éminences comme surajoutées à 1 os, possédant un point spécial secondaire d’ossification et se réunissant plus tard au corps de l’os par les progrès de l’ossification. Il existe cependant des os qui sont formés par la convergence de plusieurs points primitifs; ces pièces restent distinctes chez certains animaux, y constituent autant d os à part, se réunissent chez d’autres, généralement chez les animaux supérieurs comme 1 homme. Cette séparation ou cette réunion est la résu tante de deux tendances : l’une qui aboutit à la simplification du nombre des pièces et à la fusion de celles qui concourent à un même but, l’autre qui sauvegarde la mobilité et l'indépendance des organes lorsque cela est nécessaire. La fonction à remplir en décide en premier ressort. Nous reprendrons ces questions à propos du développement du crâne et de ses variations chez les mammifères.

TAILLE. — SOUDURE DES ÉPIPHYSES. 4lo

Un exemple ou deux feront comprendre les distinctions qui précèdent :

1 primitif pour le corps.

re.

Tête du fémur. — 1 Grand troch. == 1 Petit troch. = 1 :0 à 22 ans) .

Calcanéum \ 1 primitif pour le corps, au 6e mois intra-utérin.

2 points d’ossification. / 1 comPlementaire pour l’extrémité postérieure, à 5 ou 6 ans.

(Réunion de 10 à 18 ans.)

De chacun de ces points, l'ossification s’étend à la façon de ces cristallisations que, dans les laboratoires, on fait apparaître sous le nom d’arbre de Saturne, d’arbre de Vénus. Le dépôt osseux se fait autour des capillaires des canalicules de Havers, en proportion du nombre de ces capillaires et de l’activité vitale ; lorsqu’il atteint la surface de l’os, le périoste se met de la partie et sécrète, de son côté, des couches osseuses qui produisent l’accroissement en épaisseur. Dès lors, le mouvement d’assimilation et de désassimilation se régularise, le canal médullaire se forme par résorption, la substance extérieure se condense ; l’ossification marche vers les extrémités dans les os longs, vers la circonférence dans les os plats, pi écédée pai le cartilage, qui croît parallèlement jusqu’à ce que le premier travail dépassant le second, il y ait rencontre entre les diverses pièces du même os, entre la diaphyse et les épiphyses, ou entre deux os voisins. Lue sutuie, c est-à-dire une ligne de contact entre les deux parties se forme, qui a parfois une certaine durée comme aux os du crâne, mais ordinairement ne tarde pas à se fermer, c’est-à-dire à être envahie ellemême par l’ossification.

L ossification d une suture, prématurée ou au contraire retardée, donne souvent lieu à des désordres dont l’étude et le mécanisme font l’objet de 1 un des chapitres les plus curieux de l’anthropologie pathologique. L ossification prématurée des sutures du crâne, transitoire ou de longue durée, prend le nom de synostose et engendre des déformations. L’ossification prématurée des sutures, toujours transitoires, des os du corps, n a pas reçu de dénomination spéciale, mais présente un intérêt non moins grand, quoiqu’elle ait été peu étudiée jusqu’à ce jour.

La réunion des diaphyses aux épiphyses, en définitive, se produit à des époques très variables sur les divers os du squelette et sur les divers points d un même os. Elle présente de grandes différences suivant les individus, les sexes et peut-être les races. L’accroissement des os n’étant que 1 expression de l’excès du mouvement d’assimilation et de renouvellement de la matière calcaire sur le mouvement de désassimilation et de résorption, il est rationnel aussi que l’état de santé ou de maladie, qu’une bonne ou une mauvaise alimentation et tout ce qui concourt aux conditions extérieures de la vie, ait une influence à la fois sur la rapidité de

Fémur 5 points d'ossification, j

4 complémentaires.

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