PAS
1 à l’extrcmitô inférieu
3 à l’extrémité supér
(Réunion t.pvminop rlp
l’accroissement en longueur et sur l’époque de la soudure du corps avec les extrémités.
Une question délicate se pose en effet. Lorsque cette réunion est laite, que, d’une extrémité à l’autre, l’os ne forme plus qu’un tout continu et solide, l’os peut-il encore s’allonger d’une quantité quelconque? Le mouvement de remplacement des molécules osseuses que nous avons décrit, s’opérait sur place dans toute l’étendue de l’os; l’apport dépassant le départ, l’accroissement en résultait dans le sens où le cartilage s’allongeant et persistant, il pouvait se faire un nouveau dépôt. Mais ce cartilage fait défaut à présent, l’os est circonscrit, délimité partout; d’autre part, le mouvement qui porte tous les autres organes du corps à augmenter dans un sens physiologique déterminé est arrêté ; l’organisme, après avoir évolué dans un sens ascendant, est dans le statu quo qui précède le mouvement en sens inverse descendant. Bientôt, en effet, le mouvement de résorption ou de désassimilation prend le dessus, le canal médullaire grandit, l’os devient plus léger, il s’atrophie visiblement en certains points comme au crâne (je ne dis pas comme aux maxillaires, car là une cause particulière intervient, la disparition de l’organe, les dents, pour lesquelles la partie alvéolaire est faite). Rien ne porte à croire qu’un accroissement des os, dans le sens tout au moins de leur longueur, doive se produire. A priori , on le conçoit, on s’imagine aisément un excès ou une reprise d’accroissement. Mais, a posteriori , il est peu probable; les expériences n’ont rien apporté de positif à cet égard.
Dans l’état de la science, on doit considérer les soudures successives des diaphyses aux épiphyses dans les os des membres inférieurs, du tronc, du cou et de la tête, qui concourent par leur addition à la taille totale, comme constituant les étapes de ralentissement de la croissance générale jusqu’à ce que le mouvement devienne insensible et enfin s’arrête. Certaines de ces soudures importantes commencent déjà vers 16 ou 17 ans, d’autres leur succèdent de 18 à 24. En règle générale, tout est terminé vers 26 ans chez l’homme, un peu plus tôt chez la femme. Nous entrerons dans les détails et en donnerons la liste pour chaque os, lorsque nous aurons à traiter des proportions de chaque partie du squelette et, partant, du corps (1).
En somme, la taille est le résultat de la croissance, dans le sens vertical, des os qui forment la charpente des membres inférieurs, du tronc, du cou et de la tête. Les circonstances de l’ostéogénie que nous venons de
(1) Voir A. Kôlliker, Eléments d'histologie humaine , traduct. franç. Paris, 1856. —
G. Sappey, Anatomie descriptive , vol. I, 2e édit. Paris, 1867. — G. Piobin, Dict. encycl. sc. mèd. Article Os. — G. -ML Humpliry, A Treatise o?i the human skeleton. London, 1881.
H. -L. Duhamel, Mémoires divers sur l'accroissement des os, 1739-1743. Mém. Acad, des sciences, Paris. — Serres, Rapport de Cuvier sur un mémoire intitulé : Des lois de jj l'ostéogénie , Ann. des travaux de l'Acad. des sciences pour 1819. — Bruilé et Hugueny, Expériences sur le développement des os. Annales des sciences naturelles, 1845, et Comptes rendus de l’Acad. des sciences, 1845. — Flourens, Expériences sur la résorption de l'os.
TAILLE