CHAPITRE XIY
Taille en Algérie.
184 Kabyles de Palcstro, grande Kabylie, de 20 à 50 ans (Prengrueber). 1.673 52 Berbers deBiskra, oasis algérienne, de 21 ans et au-dessus (Seriziat). 1.673
27 Arabes (Divers) . 1.G79
60 Kabyles du Fort national, grande Kabylie (Duhousset) . 1.690
13 Kabyles divers (Gillebert d’Hercourt) . . . . . . 1 .703
10 Kourouglis (Gillebert d’Hercourt)... . 1.679
50 Berbers du M’Zab, oasis algérienne (Ch. Amat) . 1.603
20 Nègres du M’Zab, esclaves du Soudan (Ch. Amat) . « 1.620
J’ai reproduit ces documents afin de montrer comment, dans un pays favorisé sous ce rapport, on peut se trouver en présence de moyennes discordantes. Le premier, très concluant, n’est intervenu que depuis peu. Auparavant, lorsque je rédigeai les Instructions sur l'Algérie en collaboration avec le général Faidherbe, on en était réduit pour les Berbers ou Kabyles à trois des séries ci-dessus plus une de 14 Kabyles de ce dernier, que je n’ai pu retrouver dans mes notes, dont la taille était très élevée. Entre les Berbers de Biskra de M. Seriziat et les Kabyles du Fort National de M. Duhousset, le choix était difficile. On disait les Touaregs, qui passent pour les plus purs Berbers, très grands. Je conclus cependant pour diverses raisons en faveur du chiffre de M. Seriziat. La série de M. Prengrueber est venue me donner raison. Gela prouve qu’il faut être réservé avec les nombres insuffisants, lorsqu’on ne sait pas exactement les conditions dans lesquelles les sujets ont été rassemblés et les âges qu’ils embrassent. C’est le cas dans lequel on se trouve le plus souvent.
Passant en Océanie,, nous y retrouvons au large d’abord, entre les innombrables archipels et continents qui avoisinent l’Asie et les deux Amériques, une race de très haute taille que nous avons déjà présentée comme la plus grande du monde, après ou avec une autre dont les représentants actuels ou des derniers siècles, les plus accentués, sont les Patagons.
Ses moyennes les plus élevées ont été signalées transversalement de l’est à l’ouest jusqu’aux Samoa et Tonga où s’arrête la circonscription tant anthropologique que géographique que l’on appelle la Polynésie (1). L’île de Pâques forme l’extrémité orientale de cette ligne. La taille y est donnée, à la fin du siècle dernier, comme étant de lm,75 (Rollin) et, chose singulière qui soulève un problème anthropologique, tout récemment de lm,57 (Bâte). Dans l’autre sens, suivant une ligne courant du sud au nord, les moyennes s’affaiblissent. A l’extrême sud, dans la Nouvelle- Zélande, la même circonstance se présente qu’à l’île de Pâques. La taille,
(1) On s’accorde à regarder les habitants des îles Samoa et Tonga comme les meilleurs représentants de la race polynésienne, dit M. Flower ; et plus loin : les Maoris ou INéo- Zélandais se sont considérablement écartés du type de Samoa.