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CHAPITRE XIV

puisque la taille diminue en se portant dans ce sens (1). De l’ouest directement, mais la taille s’y maintient indifférente dans les environs de la moyenne. Du nord-ouest vers l’Europe en tournant ou franchissant les défilés du Caucase? les Tcherkesses y ont lm,73 d’après Shultz.

En Europe, en effet, se trouve un amoncellement de la population présentant la plus haute taille de tout le continent asiatico-européen. Il n’y a même de hautes tailles dans ce continent que de ce côté. A l’aurore de l’histoire écrite le premier peuple dont on y ait la mention exacte, les Cimmériens étaient depuis longtemps installés sur les rives orientales de la mer Noire autour du massif du Caucase; dispersés, la majeure partie

émigrèrent vers le nord là où bientôt apparaissent les Cimbres. Etait-ce la première migration du sud-est au nord-ouest qui se fût opérée? Évidemment non! Au delà les traditions, les coutumes, les langues, Earchéologie entrevoient d’autres migrations.

Si les Galtchas sont les meilleurs représentants^ de la branche iranienne de la population arienne primitive, l’élément qui les constitue ou a contribué davantage à les constituer était de taille à peu près moyenne. Si au contraire ce sont les Tadjicks, l’élément arien ou l’un des éléments ariens était de haute taille. Il est vrai que la répartition des yeux bleus et des cheveux blonds dont nous avons touché quelques mots tend à établir que les populations anciennes de ce pays présentaient deux types : l’un blond et l’autre brun et que la considération de l’indice céphalique y conduit également à deux types, l’un dolichocéphale, l’autre brachycéphale. La taille ne s’oppose nullement à ces conclusions. On arrive ainsi à dire qu’à l’époque arienne primitive il existait déjà au moins deux races en contact: Tune grande, blonde et dolichocéphale, l’autre petite relativement, brune relativement et brachycéphale.

Ce ne sont là que des aperçus, des jalons ayant pour objet de montrer le genre de rapprochements auxquels conduit l’association des caractères anthropologiques étudiés au préalable, analytiquement et à part. Qu’on fasse intervenir un quatrième, un cinquième, un sixième caractère de la même manière et de la somme des probabilités jaillira la certitude.

L’Europe nous arrêtera davantage. L’intérêt qu’offrent ses races pour nous, les documents tous les jours croissants qu’elles apportent à la solution des problèmes que soulève la taille, et la facilité plus grande avec elle de dresser des cartes de distribution géographique qu’avec la couleur et l’indice céphalique nous y encouragent. Disons quelques mots d’abord sur ses races passées.

Temps préhistoriques. — La connaissance de la taille à ces époques laisse fort à désirer pour quatre motifs : le nombre insuffisant des pièces sur lesquelles se baser; la difficulté dans celles-ci, recueillies le plus souvent pêle-mêle, de distinguer les sexes; notre ignorance si le canon des

(1) 2b Arméniens, lm,G-32 (Weisbacli); 25 Ansliariés, lm, 680 (Chantre).

TAILLE

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