LINNÉ
Africain (asser) : noir, indolent, de mœurs dissolues; cheveux noirs, crépus; peau huileuse; nez simien; lèvres grosses; femmes ont le repli de la pudeur, des mamelles pendantes; vagabond, paresseux, négligent; s’enduit de graisse; est régi par l’arbitraire.
Linné réunit donc plusieurs caractères d’ordres divers pour peindre chacune des races humaines, comme il a fait dans son parallèle de l’homme et du troglodyte. Il avait donc le sens de la méthode que Jussieu allait bientôt mettre en vogue, et s’il ne l’a pas employée dans les divisions supérieures de son Systema naturæ , c’est qu’elle ne répondait pas à son but. Voici un autre exemple qui intéresse particulièrement l’anthropologiste, et moins connu, de sa façon d’entendre la description des races humaines, mais cette fois de races non générales. Il est dans la préface de sa Faune de Suède , publiée en 1746. Je copie textuellement :