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CHAPITRE XVI

ploie ici. Suit le résumé des moyennes et extrêmes que nous avons ainsi obtenus.

Poids de l’encéphale suivant l'indice céphalique , de 20 à 60 ans.

Nombre de cas.

Moyennes.

Maximum. Minimum.

Écart.

Hommes.

Brachycéphales ..

Dolichocéphales..

Femmes.

Brachycéphales . .

Dolichocéphales. .

La comparaison des hommes donne l’avantage aux brachycéphales, et celle des femmes aux dolicocéphales; il est vrai que le nombre des premiers donne plus de valeur à leur conclusion.

f*oids de l’encéphale dans les races. — Les connaissances sur le volume de l’encéphale dans les races humaines acquises directement à l’aide du poids de cet organe sont peu avancées. Ce qu’on en sait est tiré plutôt de la considération de la capacité de la cavité crânienne et rentre dans la craniologie. Les cerveaux des races éloignées qui parviennent en Europe sont en effet conservés dans l’alcool et ne se prêtent qu’à des approximations insuffisantes à nos yeux, et sont rares. Ils doivent être pesés frais et le nombre des sujets de race nègre, jaune ou rouge, qui viennent mourir dans nos hôpitaux est encore faible. Quelques médecins d’hôpitaux, dans des pays favorables, ont cependant livré quelques statistiques que nous utiliserons. Plus que dans toute autre étude, la quantité est nécessaire ici. Nous avons vu l’extrême variabilité à tous les âges, l’influence de la taille, de la cause de la mort, de l’état intellectuel, de la catégorie sociale à laquelle le sujet appartient. Cette dernière distinction est à faire chez les sauvages aussi bien que chez nous ; on y rencontre des individus s’élevant au-dessus de la moyenne ou s’abaissant au-dessous, tout porte à croire que les écarts sont aussi grands. La méthode des moyennes est donc indispensable, et les moyennes n’ont qu’une valeur proportionnée aux nombres qui les composent et àl’homogénéité de conditions des individus. Chez les Européens, déjà avec les documents que nous possédons, il est difficile d’établir une gradation dans le poids de l’encéphale. Que sera-ce avec le peu de cas dont on dispose de tout âge pour certaines races si intéressantes ?

En serrant le problème du plus près possible, c’est-à-dire en s’en tenant aux cerveaux de l’âge adulte de 20 à 60 ans, desquels sont exclus les aliénés, voici en effet pour les Européens les renseignements sur lesquels on peut le plus compter.

Nous ajoutons à la fin deux moyennes, celles de Weisbach, que nous discuterons.

POIDS DE L’ENCÉPHALE DANS LES RACES

Poids du cerveau chez les Européens. Hommes de 20 à 60 ans.

Nombre de sujets.

Écossais .

Moyennes.

Anglais. . . .

Bavarois .

Français .

1381 flj

Anglais .

Italiens .

Slaves d’Autriche .

Allemands d’Autriche . . . .

Les Ecossais sont en tête avec l’encéphale le pins volumineux ; ils dépassent jusqu’aux Anglais, mesurés par le même observateur et dont la moyenne est cependant bien élevée. Quelle que soit la conduite suivie par Peacock dans ses pesées, les deux moyennes sont comparables. Acceptons le résultat. Ne s’expliquerait-il pas tout simplement parla différence de taille ; nous avons vu que les Écossais sont notablement plus grands que les Anglais; donc, d’une façon absolue, ils ont plus de cerveau* Dans cette hypothèse, les positions respectives des Bavarois, des Français et des Italiens, dont les moyennes se succèdent après, iraient de soi. Ce sont leurs différences de taille qui font leurs différences d’encéphales. Dès lors, dirions-nous, il n’y a pas à conclure en faveur de l’un ou l’autre de ces groupes ; ils ont leur quantité proportionnelle de cerveau.

Mais, dans ce système, une grosse contradiction apparaît : les 425 Anglais de Boyd sont singulièrement au-dessous des 28 de Peacock. Lequel est dans la vérité? Thurnam attribue le cerveau volumineux des Écossais à leurprovenance d’une classe sociale plus élevée que celle des statistiques de Boyd à Londres. Si, à la suite de la taille, il faut tenir compte de cet élément, la validité de notre conclusion première est bien compromise. J’ignore malheureusement la position sociale des Anglais de Peacock. Il y a, il est vrai, à propos des pauvres de Marylebone, une réserve à faire : c’est que le procédé de Boyd, de découper le cerveau par tranches verticales, n’a pu qu’affaiblir leur chiffre et expliquerait en même temps son infériorité par rapport à celui des Français de Broca. Peacock ne dit dans aucun de ces deux mémoires comment il procède; ses chiffres élevés, à la fois chez les Écossais et chez les Anglais, feraient croire qu’il n’agit pas comme Boyd. J’ai admis qu’il s’est comporté comme son prédécesseur Reid et celui-ci comme Sims, Gleddenning et Boyd, mais je ne puis le garantir. Je reconnais donc me trouver dans l’impossibilité, avec les moyennes ci-dessus, de dire lesquels ont l’encéphale le plus volumineux des Français, des Allemands ou des Anglais. A plus forte raison serais-je em-

(1) 9 Kabyles ou Turcos (Bischoff), 25 à 32 ans. 1,366 gr.

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