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CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES

place, dit M. Féré, mais il faut maintenir la tête soulevée autant que possible etdans la situation qu’elle prend sur le vivant.

Plus tard lorsque viendra l’étude des rapports topographiques exacts des sutures du crâne avec les scissures et sillons extérieurs du cerveau, nous donnerons les résultats obtenus. Quelques mots seulement doivent prendre place ici sur les principales divisions se rapportant à l’objectif que nous poursuivons : la relation des études sur le crâne avec celles sur l’encéphale et plus particulièrement sur ses régions superficielles en contact avec la voûte du crâne, accessible aux mensurations.

Les faisceaux de la moelle allongée, après leur passage sous le pont de Yarole et leur groupement en deux pédoncules cérébraux, s’épanouissent en deux cônes dont les fibres blanches s’écartent pour laisser s’interposer entre elles des paquets de substance grise, tandis que leur surface libre présente une série de mamelons (tubercules quadrijumeaux, couches optiques, corps striés) entourés par les ventricules cérébraux, et dont la base s’élargissant à la façon des bords exubérants du chapeau d’un champignon donne naissance à la surface convexe des hémisphères sur laquelle se dispose en nappe la substance grise des circonvolutions. Cette vaste surface convexe se recourbant partout autour de son pédicule qu’elle dissimule n’a pas le même intérêt pour nous dans toutes ses parties. Topographiquement elle se partage entrois régions : l’une interne, verticale, antéropostérieure, séparée de la portion correspondante de l’hémisphère opposé par la faux du cerveau ; l’autre inférieure constituant la base du cerveau et s’appuyant en avant sur le plancher des fosses frontales du crâne, au milieu sur le plancher des fosses sphénoïdales ou moyennes du crâne, et en arrière sur la tente du cervelet qui la sépare du cervelet contenu dans les fosses sous-occipitales ou cérébelleuses; la troisième qui correspond de tous ses côtés à la voûte du crâne, c’est cette portion qui nous préoccupe en ce sens qu’elle est extérieurement atteinte par les compas, rubans et autres instruments dont dispose la craniométrie.

La surface externe en question du cerveau est lisse, c’est-à-dire sans irrégularité jusque vers le troisième mois de la conception. A cette époque se dessine à sa partie antéro-inférieure latérale une dépression qui est la fosse de Sylvius; au quatrième mois la forme allongée de bas en haut et d’avant en arrière de celle-ci est indiquée. Le sillon perpendiculaire interne est la seconde dépression qu’on voit apparaître pendant la vie intra-utérine, elle est située sur la face interne de l’hémisphère, en arrière, là où sera la limite antérieure du lobe occipital. La troisième dépression, fort importante, visible au cinquième mois ou un peu après, suivant M. Pozzi, est la scissure deRolando, étendue transversalement vers la réunion du tiers antérieur avec le tiers postérieur du diamètre antéropostérieur de l’hémisphère.

Dès lors, mais sans qu’on puisse établir de règle générale dans les époques d’apparition, se montrent les sillons qui subdivisent les lobes. Le

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