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CHAPITRE XVII

substance liquide ou solide, c’est le jaugeage ; l’autre dans laquelle on mesure soit le volume soit le poids de la quantité introduite, c’est le cubage proprement dit.

Le procédé le plus simple et le plus direct est celui de l’eau. On ferme avec de la cire tous les orifices extérieurs à l’exception du trou occipital ; on remplit la cavité d’eau, et pour bien faire, d’eau distillée à 4 degrés si l’on vise le poids absolu, et à 14 degrés, température à laquelle les éprouvettes sont graduées, si l’on vise le volume ; on le vide dans une éprouvette de 2,000 centimètres cubes et on lit ; là est la difficulté, l’eau mouillant les parois du verre s’élève le long de celles-ci, et l’on peut se tromper de 5 centimètres cubes. Une autre cause d’erreur plus importante est dans l’eau qui mouille les parois mêmes du crâne, les imbibe et pénètre par les orifices internes libres jusque dans les vacuoles et sinus. Si cette eau restait dans les parois, il n’y aurait que demi-mal, mais lorsqu’on égoutte le crâne, une partie ressort des sinus et vacuoles, et est induement mesurée avec celle de la cavité.

Au lieu de chercher directement le volume, on peut procéder par la pesée. On pèse le crâne plein, puis le crâne vide ensuite ; la différence estle poids de l’eau, mais y compris celle qui est ressortie des vacuoles et sinus. Il n’y a qu’un moyen de remédier à cette cause d’erreur, c’est de scier le crâne, de le recouvrir intérieurement d’un enduit imperméable et de rapprocher les deux moitiés. Gela peut réussir, mais quelque soin qu’on apporte à cette préparation, on ne saurait garantir que l’eau ne s’infiltre pas encore dans les parois sans qu’on s’en aperçoive. Si, au lieu de mesurer l’eau à la sortie du crâne, on la mesure à son entrée, les mêmes causes d’erreur persistent.

Broca a essayé d’isoler l’eau des parois en l’introduisant dans une vessie de caoutchouc préalablement poussée par le trou occipital, mais avec insuccès ; le caoutchouc se déchirait sans cesse contre la lame quadrilatère.

Dans le procédé de la pesée de la jauge d’eau, l’eau étant distillée et à 4 degrés de température, 1 gramme répond à 1 centimètre cube. Il n’en est plus de même lorsqu’on emploie une autre substance ; pour obtenir le volume avec le poids, il faut tenir compte de la pesanteur spécifique de cette substance. Lorsque Hamilton en 1831 et Bernard Davis ensuite se servaient du sable coulant, ils étaient obligés de se livrer à une opération arithmétique complexe. Le poids spécifique de l’eau étant de 1, se disaient-ils, celui du sable employé (sable de la plage de Calais) est de 1,425 ; une once avoir du poids de sable équivaut donc à 1 pouce cube anglais 215, ou à 19 centimètres cubes français 892 : d’où la règle pour avoir la capacité du crâne: multiplier les poids trouvés en onces et fractions d’onces par l’une ou l’autre des formules ci-dessus, suivant qu’on veut avoir la mesure anglaise ou française.

Tiedemann, en 1837, faisait aussi usage des pesées et exprimait les

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