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CUBAGE DU CBANE. — CHOIX DE LA SUBSTANCE

capacités crâniennes en onces, drachmes et grains. Tous aujourd’hui y ont renoncé ; on jauge avec diverses substances, en s’y prenant de diverses manières, pour aider à la répartition et au tassement dans la cavité, mais tous cubent avec des mesures de capacité pour avoir le volume.

Un grand nombre de craniologistes, parmi les moins expérimentés, mettent en première ligne dans la mensuration de la capacité crânienne le choix de la substance. Ils pensent que les divergences entre les observateurs viennent surtout de celle-ci, et qualifient du nom delà substance employée la méthode, ou mieux, la ligne de conduite suivie par tel ou tel craniologiste. On dit, par exemple, que la méthode de Broca est celle du plomb. C’est une grave erreur dans ce cas particulier ; c’est Morton qui le premier a fait usage de cette substance. Broca a pratiqué pendant plusieurs années le cubage au plomb avant d’avoir institué la méthode qui porte son nom.

Le choix delà substance, tout en étant secondaire, n’est cependant pas indifférent. Broca a démontré qu’il existe des lois de physique présidant à 1 écoulement des corps solides arrondis â travers les orifices et conduits, à leur chute de diverses hauteurs, à leur répartition et tassement dans des vases plus ou moins larges. Ces lois qu’il a cherchées et formulées, en tant qu’elles intéressent la science du jaugeage et du cubage, appartiennent à la branche de la physique qu’il a appelée la granuli$tique . fous les corps n’obéissent pas avec une égale régularité à ces lois ; quelques-uns s’y dérobent complètement et défient toutes règles. Tel est le sable qui a tous les défauts et que tous ont abandonné. Plus une substance est légère, friable, lisse, moins elle s’écoule dans les entonnoirs et se tasse dans le crâne ou l’éprouvette d’une façon identique, plus elle laisse au hasard.

Si la substance employée est secondaire, lorsqu’on veut instituer une bonne méthode de mensuration de la capacité crânienne, est-ce donc le choix du bourrage, des tapes, des secousses, des oscillations, qui entre en première ligne? Pas du tout. Ces procédés s’appliquent tantôt au jaugeage seul, tantôt au jaugeage et au cubage tout à la fois ; il y a même des méthodes où on les emploie successivement. La vérité est qu’on peut très bien se servir des uns comme des autres suivant la substance employée et suivant le but à atteindre. Telle substance ne se prête pas à 1 un de ces procédés et convient à un autre. Les matières légères comme le millet ou les perles, dans lesquels le bourroir plonge trop facilement, reviennent sur elles-mêmes après que l’instrument est retiré, en sorte que celui-ci n’a pas d’effet utile sur lequel on puisse compter. Les graines qui se brisent ne supportent pas non plus le bourrage ; elles conviennent au contraire au système des tapes et oscillations.

Jusqu à ce jour la substance qui se comporte le mieux sous l’influence des divers procédés visant à l’accumuler dans le crâne, puis dans les Topinard. — Anthropologie. 38

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