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CHAPITRE XVII

Capacité crânienne.. Méthode Broca (Flandinette). — Hommes adultes.

Moyenne.

Maximum.

Minimum.

Écart.

100 Parisiens .

100 Auvergnats .

100 Nco-Galédoniens .

100 Nègres africains .

C’est la confirmation de plusieurs des aperçus précédents : 1° les Auvergnats, type de la race celtique, ont une capacité plus forte que les Parisiens, mélangés de Celtes et de Kvmris; 2° le groupe de nègres mélanésiens ici représenté et qui est le principal aune capacité plus grande que la masse des nègres d’Afrique, les Hottentots et Boshimans exclus ; 3° les Européens représentés parles Auvergnats et Parisiens réunis, comparés aux deux groupes de nègres ci-dessus également réunis, n’ont une capacité moyenne plus élevée que de 86 centimètres cubes.

Cette conclusion étonnera bien des personnes; elle est en désaccord avec les idées reçues et vient à l’appui des idées monogénistes et non des polygénistes. Peu importe! Elle doit être acceptée. Les cubages ont été pratiqués dans les conditions les plus sévères d’expérimentation, par la même main ; la constance extraordinaire des résultats obtenus par elle est connue de toutes les personnes qui fréquentent le laboratoire : ses écarts personnels ne dépassent jamais 5 centimètres cubes en plus ou en moins. Que la méthode de Broca donne 60 ou 100 centimètres cubes de plus que le volume absolu, peu importe! Cet excès étant admis, il est proportionnel sur les crânes de toutes races ; les 86 centimètres cubes ci-dessus expriment un rapport. Tiedemann n’était pas si loin de la vérité qu’on l’a cru î

Mais il ne faut point oublier qu’il y a des races de nègres, aussi bien en Afrique qu’en Océanie, et même de simples noirs aux cheveux droits ou frisés, dont la capacité est inférieure. Il s’agit ici de la distance entre les blancs et le genre de nègres le plus répandu et non de celle entre les blancs et les groupes les moins favorisés de l’humanité. Ce qu’il faudrait à présent, ce serait 100 Australiens, 100 Andamans, 100 noirs de l’Inde, 100 Boshimans. La suprématie de l’Européen reparaîtrait.

Ces quatre précieuses séries mettent en relief un second ordre de faits : l’influence du nombre et du hasard sur l’étendue des variations. L’écart brut y est plus élevé chez les nègres d’Afrique que chez les Parisiens; chez les deux autres il est sensiblement égal. Ni les maximum ni les minimum individuels n’établissent de différences appréciables, non plus, entre les Parisiens et les nègres. C’est par la sériation que ces singularités seront le mieux élucidées.

Sériation de 400 crânes. (Cubage Flandiuette.)

Parisiens.

Auvergnats.

Nègres d’Afr.

Nègres néo

Total .

Première colonne. Les deux cas de 1850 à 1825, suivis par d’autres, se présentent dans des conditions normales ; en revanche, les deux de 1150 à 1200, séparés du cas unique de 1275 à 1250 qui termine la sériation, se présentent comme des anomalies. L’écart incontestablement normal serait donc, en prenant le chiffre exact, de 570.

Deuxième colonne. Malgré l’interruption de 1775 à 1750, le cas du faîte est évidemment normal ; de même que celui de l’autre extrémité. L’écart est donc bien de 540.

Troisième colonne. Ici les singularités s’accentuent. Le plus élevé est de 1835 ; c’est celui d’un nègre de la côte de Guinée, qui est incontestablement hydrocéphale, et par conséquent à rejeter; un intervalle de 105 centimètres cubes le sépare des deux suivants qui, examinés de près, sont tout à fait normaux et dont la distance des groupes suivants n’a rien

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