CAPACITE CRANIENNE, DANS LE TEMPS
recommencé la série des Innocents, et c’est pourquoi ni ici ni dans mon mémoire sur la Capacité da crâne , je n’en reproduis le moindre chiffre. Or voici ce que donnent ses nouveaux cubages, décomposés par sexes :
Nombre. Hommes. Nombre. Femmes.
Cité. Cimetière aristocratique, douzième siècle...
Ouest. Sépultures diverses, dix-neuvième siècle..
Différence pour l’Ouest .
Ouest. Sépultures particulières .
— Fosse commune .
Différence pour la fosse commune...
Cité. Cimetière aristocratique, douzième siècle....
Ouest. Sépultures particulières, dix-neuvième siècle.
Différence au dix-neuvième siècle
Il en résulte que l’excès de capacité de l’Ouest sur la Cité persiste dans les deux sexes, quoique diminué, mais qu’entre les sépultures particulières contemporaines et la sépulture aristocratique du douzième siècle, il n’y a pas de différence sensible, et enfin qu’en comparant la fosse commune et les sépultures particulières, c’est la première qui a l’avantage. Ce sont donc les prolétaires du dix-neuvième siècle qui produisent le prétendu accroissement de la capacité crânienne, du douzième au dix-neuvième siècle, et non la classe aisée.
Aujourd’hui, plus avancés en craniométrie, notre interprétation serait réservée. Les différences ne sont pas assez prononcées, ni le nombre des crânes assez grand, dirions-nous, pour autoriser des conclusions aussi capitales. Serait-il certain même que la capacité des crânes actuels donne des moyennes plus élevées que ceux du douzième siècle, que nous en chercherions l’explication tout simplement dans les changements ayant pu s’opérer dans la proportion des races entrant dans la composition de Paris.
La plus forte capacité crânienne se rencontre en France chez les Auvergnats. A l’époque gauloise elle était très grande au Nord delà France, â l’époque mérovingienne aux environs de Paris; là où s’accumulaient les conquérants francs elle était moindre; elle se maintient faible au douzième siècle dans les sépultures aristocratiques de la cité, parce que la noblesse et les guerriers descendaient surtout des Mérovingiens de la première heure; plus tard au siècle où nous sommes, la capacité crânienne augmente parce que l’élément germanique ancien diminue et que l’élément celte propre au sol augmente et reprend le dessus. Le même phénomène se répète dans l’Allemagne du centre; elle se dégermanise pour redevenir celtique, les paysans de la forêt Noire sont des Celtes.
En Égypte la capacité crânienne moyenne se succède comme il suit, d’après les registres de Broca :