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CHAPITRE XVIII

ronde de la largeur d’un pouce dont il fit sa bosse du courage, la circonvolution sous-jacente devenant ainsi la circonvolution du courage.

Sa méthode pour découvrir les localisations étant établie, Gall n’eut plus qu’à s’occuper d’un système de décomposition et de classification des facultés et instincts, et à trouver leur siège crânien avec la simplicité ci-dessus. Bien qu’il ait publié un atlas où il a fait représenter des cerveaux et des crânes d’hommes et d’animaux, et que çà et là on y trouve quelques bonnes descriptions, son véritable terrain était le vivant. Il savait, avec un talent incontestable, réfuter les objections et adapter les connaissances anatomiques d’alors à ses idées. Mais il faut, disait-il, infiniment plus de matériaux pour entraîner la conviction des autres, qu’il n’en faut pour sa propre conviction. Convaincu, il l’était, quoique quelquesuns en aient douté. Il fit des disciples parmi les gens du monde surtout, il est vrai, parmi ceux qui aiment les doctrines simples, claires, bien coordonnées; assurément l’édifice de sa phrénologie et les principes sur lesquels elle reposait étaient de ce nombre.

Gall ne semble pas avoir tenté des expériences sur les animaux, quoiqu’il cite la mutilation artificielle comme l’un des moyens pour arriver aux localisations. Il ne semble pas non plus avoir pesé un nombre quelconque de cerveaux, bien que ses disciples répètent les chiffres qu’il professait. Il n’a jamais pratiqué de mensurations. L’observation des gens du monde et des prisons, l’exploration de leur tête avec les doigts lui tenaient lieu de tout. Il fit collection de bustes, de moulages, de crânes, et n’alla pas plus loin. Les instruments ne donnaient pas de résultats assez probants et assez rapides pour lui. Ce sont ses disciples et adversaires qui entrèrent dans cette voie. Lélut était résolument de ces derniers. Parchappe, sans devoir être rangé sous le même titre, aboutit à une conclusion qui, au début de la craniométrie, était faite pour décourager les meilleurs esprits : « Si après avoir examiné d’une manière générale le rapport de la tête à l’encéphale, on passe à l’examen des faits particuliers, on se convaincra de plus en plus de l’inconstance, de l’irrégularité de ce rapport et de l’impossibilité absolue de se faire une idée un peu exacte du volume et du poids de l’encéphale par la mensuration, et à plus forte raison par la simple inspection de la tête et du crâne. » <

Parmi les disciples de Gall qui recoururent à la crâniométrie, se : placent, ainsi que nous l’avons dit, Georges Combe, en Ecosse, Brown en Angleterre, Sarlandières et Dumoutier en France, Wolkoff en Suisse, Morton en Amérique, etc.

Je renvoie aux pages 131-8 pour la description de leurs méthodes, je me borne à donner un exemple de celles-ci que le lecteur peut apprécier à présent. Georges Combes, l’un des pontifes de la phrénologie, : prescrit le procédé suivant pour savoir la longueur des lobes antérieurs du cerveau sur le vivant : la tête étant tenue droite, les deux axes oculaires dirigés à l’horizon et une perpendiculaire abaissée sur le point le i

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