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CHAPITRE XIX

Relation du bregma sur le crâne avec la perpendiculaire sus-auriculaire de Camper .

Moyenne. Variation.

29 Hommes . -f-14 mill. 3 0 à + 22 mill.

13 Femmes . + 4 — 8 11 à -1-20 —

Il en résulte qu’en aucun cas, chez l’homme, cette perpendiculaire n’est en arrière et que, dans les deux sexes, elle est en moyenne en avant d’une quantité notable, surtout chez l’homme.

Sur la tête rasée ou lorsque les cheveux sont courts, on pourra mesurer l’intervalle compris entre les divers points de repère précédents sur la courbe antéro-postérieure, mais c’est à propos des lames de plomb , qu’il est le plus nécessaire de les connaître.

Sous ce nom on entend un système particulier de reproductions sur une feuille de papier du tracé des diverses courbes de la tête. Soit la courbe antéro-postérieure : la lame de plomb large d’un centimètre, souple, prenant bien l’empreinte de la tête et conservant sa forme ensuite, est appliquée à plat suivant cette courbe. Avec un compas d’épaisseur on mesure le diamètre antéro-postérieur maximum par dessus le plomb, afin de restituer ensuite à la lame qui se redresse un peu la courbe qu’elle avait sur la tête. Il n’y a plus, avec un crayon approprié, qu’à faire le tracé de la face interne de ladite lame et de la courbe qu’elle conserve. Eh bien, tandis qu’elle est encore en place sur la tête et après avoir pris la plus grande distance de l’avant à l’arrière, on marque au crayon sur la lame les points utiles : le point sourcilier, l’obélion et l’inion pour moi, le bregma en plus pour Broca, marques qu’on reporte sur le tracé. De cette façon on a la configuration de la tête et ses points de repère.

Je pense toutefois que la connaissance de ces points est plus avantageuse encore dans leurs applications aux rayons et diamètres, les cheveux n’ayant pas alors autant d’inconvénient que dans les circonférences. L’extrémité du compas passe aisément au milieu d’eux et va chercher les points au contact de la peau, qu’elle déprime. Ces diamètres sont:

L 'antéro-postérieur ou glabdlo-occipital maximum et le transverse maximum , c’est-à-dire les deux éléments de l’indice céphalique dont il a été longuement question, chapitre XII, et pour le vivant en particulier, page 408, le diamètre transverse maximum étant pris n’importe où, sauf sur la saillie susmastoïdienne et non au-dessus des oreilles forcément, comme le disent les Instructions de M. Bush et de M. Virchow.

Le glabello- obélia que dont nous avons parlé sur le crâne, mais qui de la glabelle se rend ici au tourbillon, sur la ligne médiane ou à son niveau.

Le mélopio-occipital maximum dont il a été question aussi pour le crâne, les conditions de l’opération et la façon de trouver les bosses frontales étant les mêmes.

Le frontal transverse inférieur ou frontal minimum des auteurs qu’un

VIVANT. — CÉPI1AL0MÉTRIE CÉRÉBRALE.

anatomiste reconnaît de suite au toucher par les deux crêtes temporales et la dépressibilité des chairs immédiatement en dehors, mais que les gens du monde, à quelques exceptions près, sont incapables de prendre avec une précision suffisante.

Le transverse bi- auriculaire, d’un tragus ou mieux de la petite fossette qui le surmonte, à l’autre.

Je ne cite pas le temporal maximum demandé par les Instructions de la Société de Paris, qui sont sans point de repère; ni le frontal transverse supérieur ou stéphanique, qu’une main particulièrement expérimentée peut seule trouver ; ni le diamètre antéro-postérieur iniaque, qui se trouve à la fois dans les Instructions françaises et les Instructions anglaises et qui, moins encore que sur le crâne, aboutit à un aperçu pratique quelconque; ni le diamètre oblique, pris en ligne directe du tragus (Bush) ou du point susauriculaire (Virchow) au point intersourcilier (Busk) ou à la racine du nez, qui se rattache à la mesure de l’angle facial, dont nous parlerons ultérieurement.

En revanche, je recommande la hauteur susauriculaire, suivant la méthode des projections, comme je le dirai plus tard en parlant des mesures anthropométriques générales ; et je ne serais pas loin d’accepter, mesurés par projection avec le craniomètre de Busk ou quelque autre perfectionné dans ses fiches auriculaires comme je l’indiquerai, les rayons auriculo-sourcilier, auriculo-métopique, auriculo-obélique et auriculoiniaque. Ils montreraient le développement relatif des quatre parties principales de la tête sur la ligne médiane.

Je ne me résume pas ici, j’attendrai que j’aie passé en revue d’autres mesures crâniennes se rapportant à des idées différentes et que j’aie fait les mesures faciales. Je donnerai alors : 1° la liste des mesures céphalométriques que je retiens en première ligne et dont les qualités nécessaires seront d’être en petit nombre et faciles à prendre, sans écart notable par les personnes les moins expérimentées; 2° les mesures que je mets en seconde ligne pour les personnes désirant pousser plus loin les recherches céphalométriques.

De ce qui précède on déduira toutefois, dès à présent, que je n admets les courbes et circonférences qu’avec une certaine répugnance, dans des cas exceptionnels, favorables et en opérant sur un grand nombre de sujets; et que je donne la préférence aux diamètres, quoiqu’ils ne fournissent que des aperçus comparatifs sur le volume.

Le procédé le plus logique pour tirer parti de ces diamètres est de multiplier les trois entre eux : longueur maximum, largeur maximum, et hauteur au-dessus du conduit auditif, augmentée pour bien faire de 15 millimètres chez l’homme et 13 chez la femme, afin de représenter la portion sousauriculaire du diamètre vertical ou basilo-bregmatique du crâne; et de diviser la somme par 3. Le quotient est le parallélipipède rectangle circonscrit au crâne. Mais les résultats sont si éloignés de ce

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