CHAPITRE XX
miné, mais sur des individus ; tels sont certains cas de déformations françaises, d’Aymaras, de Ghinooks, ou de Caraïbes. Mais en moyenne, l’horizontalité n’existe pas dans ces mêmes groupes et un certain relèvement est au contraire plutôt la règle. La preuve en est manifeste surtout sur le vivant et, à son défaut, sur les moulages. Svur les deux Chinooks dont les bustes sont au Muséum, on constate que le sens de la déformation est oblique en haut et non couché. Je ne me refuse pas cependant à me servir des deux expressions, qui répondent à des idées générales qu’on ne peut nier, mais à titre seulement de moyens de classification venant en seconde ligne.
Dans tout appareil destiné à amener la déformation de la tête, simple ou compliquée, il y a deux points qui s’opposent : l’un, principal, où s'exerce la pression forte, voulue, et l'autre, accessoire, où porte la contre-pression. Il n’y a d’exception que pour les cas où l’occipital s’aplatit de lui-même
1° Occipitale.
Déformations ethniques volontaires.
Ex. : Turc (musée Broca). Maronite (id.). Malais (Alberstema). Archipel Hawaï (Gosse). Cowilcheris de Vancoover (Muséum). Philippines.
12° Frontale..
i Ex. : Nouvelles-Hébrides (musée Broca). Type frontal simple de France. < Macrocéphales.
3° Fronto-occipitale.
\ Asymétrique.
} Débordant sur les côtés.
/ Dressée.
Couchée.
INahuas et Toltèques.
Sacrificios, Natcliez.
Ancon.
Papous de la Nouvelle-Guinée, v Philippines.
( Caraïbes.
t Flatheads de Vancoover.
Fronto-syncipito-pariéto- \ occipitale . /
Symétrique.
Côtés maintenus ou comprimés.
Type Aymara . ) „ é
Macrocéphales . , ,
y. . < . i \ ou couche.
Celebes, INouv.-Hebrides. )
Type allongé de Vancoover.
— de Lachési ; Santa-Cruz.
— des Aléoutes.
— de Voiteur (Broca).
Types relevé, couché et cylindrique, couché et annulaire de France.
5° Divers. | Bi et trilobé de Sacrificios (compression médiane ant.-post. du sommet).
contre une surface dure parle poids de la tête. Le premier point est toujours à la voûte du crâne entre le bas du front et l’arrière du vertex. Le second est à l’occiput dans les régions sus ou sous-iniaque. Par conséquent lorsqu’on parle de déformation frontale ou occipitale simple, on entend simplement qu’il n’y a pas de trace visible de la contre-pression au point opposé. Dans un seul cas une contre-pression sensible peut avoir existé sans laisser d’empreinte; c’est lorsque la pression s’est exercée au vertex, et la contre-pression sur le côté des oreilles ou sous la mâchoire. ■Ci-dessus, en somme, est la classification dont je fais usage à mes cours (1).
(1) P. Topinard, Des déformations artificielles du crâne, Revue d’anthrop., 1879, p. 497-506.