CLASSIFICATION DES DÉFORMATIONS ETHNIQUES
Les deux premiers groupes se comprennent. Le second exemple de déformation occipitale cité est celui qui est représenté dans la figure 10S. Le cinquième serait placé par quelques-uns dans la première section du groupe trois ; le crâne est en coin, à sommet supeiieur, a 3 ou 4 centim. environ en arrière du bregma, il est coupé verticalement par un plan à pic ; il n’y a aucune trace de contre-pression sur le front dont la masse a été
Fig. 108. — Déformation occipitale plus ou moins simple chez un Maronite
(Musée Broca).
un peu refoulée de proche en proche par la pression occipitale. Ces exemples de déformation frontale simple sont rares, et plutôt des cas particuliers de déformation appartenant en majorité à l’un des groupes d’après.
Le troisième groupe estl’associationdes deux déformations précédentes . le crâne est essentiellement aplati dans le sens antéro-postérieur, et s’abandonne en quelque sorte sur les côtés ou par en haut, suivant que les côtés ou le haut ne sont nullement soutenus ou le sont un peu par la coiffure. La figure 106 en est un exemplë de la forme dressée. G’est dans ce groupe que se rencontrent les plagiocéphalies les plus exagérées comme chez les Ancons. Certains de ces crânes ressemblent, sauf sur les points qui ont été comprimés, à des vessies aux deux tiers pleines de liquide, par exemple chez les Chinooks. Dans ce troisième groupe la pression frontale s’étend parfois bien au-dessus des bosses jusqu’au bregma et le dépasse même; il m’a paru superflu d’en faire l’objet de distinctions secondaires.
Dans le quatrième groupe, la caractéristique est d’une parties pressions méthodiques, habituellement par des lacs ou des bandes, dont on voit les empreintes sur les côtés, et de l’autre la symétrie et la division en lobes qui en résulte. Voici le type le plus classique, le plus répandu aussi bien chez les Aymaras dont il a pris le nom, que chez les Macrocéphales (fig, if p. 9) et même dans les Philippines et les îles de laMélanésie dunoid