‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 661 sur 980 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

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nie ou évolution de l’individu de la conception à l’àge mûr, la première comprenant la morphologie comparée de l’edulte, concourent ainsi à la connaissance des origines et de la constitution présente du crâne; et suivant le point de vue où l’on se place, deviennent à la fois la préface et le couronnement de la craniologie, à un titre plus élevé que la connaissance d’un seul organe, l’encéphale lui-même, quelque important qu’il fût.

De la vertèbre et de ses annexes. — Le crâne est l'extrémité antérieure chez les animaux, supérieure chez l’homme, de la colonne vertébrale dont chaque élément ou segment particulier appelé vertèbre est ainsi typiquement constitué, chez le poisson par exemple:

Au centre est le corps vertébral dont le milieu était occupé chez l’embryon par la corde dorsale ou notocorde, ainsi que le montre la figure 110. Sur les côtés de sa partie dorsale, ou supérieure chez les ani-

Fig. 112. — Notocorde, organe de transition de l’embryon, et ses renflements répondant chacun à l’intervalle entre deux vertèbres.

maux quadrupèdes, naissent deux apophyses ou arcs qui se rejoignent en laissant entre elles un intervalle. Sur les côtés de sa partie ventrale, ou inférieure chez les quadrupèdes, se détachent deux apophyses ou arcs semblables qui, après un trajet plus ou moins long, se rejoignent de même en interceptant aussi un intervalle. Dans le premier intervalle, relativement petit, se loge la moelle épinière ; les arcs qui le circonscrivent sont dits neuraux et l’épine résultant de leur convergence devient l’épine neurale ou apophyse épineuse de l’anatomie humaine. Dans le second intervalle, large dans certaines parties du corps, se casent les vaisseaux et viscères, l’aorte, les poumons, etc. ; les arcs dits viscéraux sont les côtes ; l’épine résultant de leur convergence devient, en se modifiant dans d’autres classes, le sternum. Ce sont là les parties fondamentales de tout cercle vertébral. A titre accessoire, s’y ajoutent sur les côtés des apophyses, dites transversales, puis en haut et en bas d’autres apophyses, dites zygapophyses par Owen, destinées à l’articulation des vertèbres les unes avec les autres. Toutes ces parties se modifient du reste de diverses manières soit chez le même individu d’une extrémité à l’autre de la

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