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THÉORIE VERTÉBRALE DU CRANE

tèbre peuvent donc se multiplier, mais le point médian resterait simple (1). Or, dans le corps du sphénoïde humain, Sappey et Parker, comme Meckel, admettent deux points primitifs se répétant dans chacune des deux parties dont ce corps est formé, les deux points postérieurs se réunissant toutefois promptement en un point unique, tandis que les deux antérieurs se réunissent aux points latéraux correspondants des petites ailes avant de se réunir entre eux. Les figures 70 et 71 ne laissent pas de doute à cet égard.

Le nombre des points médians bout à bout indiqués par Kolliker a moins d importance. Il en trouve trois. Rambaud en a montré un quatrième dans l’apophyse basilaire, en avant de l’ordinaire, dont le développement laisse persister parfois un second basioccipital (Albrecht). On conteste assez peu en effet la nature vertébrale de l’os occipital, on se demande plutôt s’il n’est pas le produit de la fusion au contraire de plusieurs vertèbres. Parker et Bettany sont favorables à cette idée; à proprement parler le débat se concentre sur les deux vertèbres sphénoïdales, la postérieure dans laquelle pénètre encore la notocorde, et l’antérieure où elle ne pénètre plus.

Kolliker conclut, en somme, à l’existence de trois vertèbres crâniennes, sinon d’un plus grand nombre, dont deux soudées ensemble après leur ossification. « Il ne paraît pas convenable, dit-il, d’établir entre les deux segments de la boîte crânienne (avec et sans notocorde) un hiatus trop considérable. Je crois qu’il est bien permis de considérer le sphénoïde antérieur, la lame perpendiculaire et le septum narium comme l’extrémité antérieure de l’axe des vertèbres crâniennes et de voir dans les ailes orbitaires du sphénoïde, dans les labyrinthes de l’ethmoïde et dans les cartilages des ailes du nez, des termes jouant le même rôle que les grandes ailes du sphénoïde et les occipitaux latéraux, interprétation aussi sensée, à mon sens, pour ces parties à l’état de cartilage que pour les os qui en proviennent. »

Gegenbauer, quoique opposé à la doctrine vertébrale dans les termes où elle a été formulée et s’appuyant sur les formes animales dont la

chaque moitié de la vertèbre et de ses annexes habituelles simples, prouvent que les apophyses transverses et les arcs neuraux et viscéraux sont des végétations émanées de la vertèbre et non des annexions. Lorsque l’un de ces appendices s’allonge, s’adapte à quelque usage distinct exigeant son indépendance, sa mobilité, il se détache, s’isole; telle est la côte. Dès lors le point d’ossification devient obligatoire. Mais à quel moment apparaît-il? Nécessairement avant la séparation. Voilà pourquoi je me suis servi des mots non encore détachée. Il ne m’est pas prouvé cependant que ces vestiges de côtes cervicales ne soient pas les restes d’arcs qui ont existé plus ou moins complets ; dans cette hypothèse la persistance d’un point propre dans l’un de ces vestiges signifie que l’atrophie et la soudure n’en sont pas terminées.

(1) M. Humphry, qui, avec Serres, pense que le corps de la vertèbre doit primitivement être composé de deux moitiés et avoir deux noyaux distincts d’ossification, s’est livré à des recherches spéciales sur ce sujet, ainsi que Meckel. L’un et l’autre n’ont jamais trouvé qu’un point. M. Humphry s’appuie dans sa croyance à deux points sur divers cas tératologiques.

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