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CHAPITRE XXI

moi, ce dernier cas très réel et dans lequel l’éminence ressemble à une sorte de granule médian est différent des précédents; il rappelle non plus la portion basilaire du condyle unique des reptiles écailleux, mais le condyle unique des oiseaux*

J’ai considéré les tubercules osseux latéraux du bord intercondylien comme les vestiges du troisième condyle; telle ne semble pas être l’opinion de M. Owen. La production osseuse médiane est à ses yeux un prolongement descendant du corps de la vertèbre occipitale, tandis que les productions latérales seraient des hypo-apophyses ou vestiges d’apophyses articulaires supplémentaires de la même vertèbre. Ln tous cas ces vestiges eux-mêmes offrent quelquefois des facettes aiticulaites et leurs connexions avec les arcs de l’atlas sont manifestes dans les cas

de soudure de l’atlas avec la base du crâne.

En somme, les diverses productions décrites sous le nom de troisième condyle, tout en n’étant que des accidents d’ostéogénie chez l’homme, sont évidemment des faits de réversion, c’est-à-dire de retour de l’organisme vers des habitudes anciennes éteintes.

futures malaires supplémentaires. — Fort rares chez i homme et d une nature réversive, elles nous transportent plus loin encore peut-être que l’anomalie précédente.

Dans notre aperçu du crâne schématique primordial nous avons en effet cité, parmi les os dits de revêtement issus du squelette dermique, le lacrymal, le jugal, un quadrato-jugal, un os sus-orbitaire et enfin une suite d’os sous-orbitaires. Ces derniers, très visibles chez quelques poissons et reptiles, le varan, par exemple, dont la figure n° 122 représente la vertèbre occipitale, finissent par disparaître en s’élevant par la fusion certainement avec le plus important d’entre eux, le jugal ou malaire. Chez le varan ci-dessus, c’est le long du bord inférieur du jugal qu’ils existent

encore.

Les variétés de sutures malaires supplémentaires signalées depuis le siècle dernier jusqu’à nous, mais surtout dans ces demieis temps ou l’une d’elles a été donnée comme particulièrement fréquente chez, les Japonais, ne sont que des réminiscences de cet état. La plus fréquente est une suture transversale plus rapprochée du bord inférieur de l’os, qui s’étend de l’angle aigu que l’on voit habituellement sur le milieu de la suture zygomato-malaire, à un angle aigu analogue qui se retrouve dans la suture maxillo-malaire visible à la face; M. Morselli la îepiésentée avec beaucoup de netteté. Une autre variété signalée par M. Riccardi se rend horizontalement aussi, du bord postérieur de l’os malaire un peu au-dessous de la saillie heurtée qu’on y remarque, à l’angle inféroexterne de l’orbite. L’une d’elles, désignée sous le nom d’os japonicum par Hilgendorff, aurait été rencontrée 12 ou 13 fois sur une cinquantaine de crânes Japonais, par M. Donitz, ce qui est énorme, vu sa rareté dans les autres races. Sur les 5 à 6,000 crânes présents au musée Broca,

je n’ai pu en effet en trouver un seul cas. Dans le nombre se trouvent 2 crânes Japonais qui n’offrent rien de particulier.

Quoi qu’il en soit, cette anomalie, dont la nature réversive fort éloignée ne me paraît pas douteuse, est intéressante à doter.

L’apophyse jugulaire accidentelle de l’homme, c’est-à-dire une sorte de colonne osseuse descendante qui se détache de la surface jugulaire ou apophyse transverse de l’occipital dans la théorie vertébrale, est un cas du même genre, dans lequel l’atavisme, au lieu de remonter jusqu’aux reptiles, ne remonte qu’aux mammifères tels que le chien et le mouton où les mêmes organes portent le nom d’apophyses paramastoïdes.

Jusqu’ici l’atavisme n’est qu’une particularité individuelle des trois

Fig. 123. — A, apophyse jugulaire du côté droit; A', traces d apophyse analogue

fracturée du côté gauche (musée Broca).

exemples précédents, et par sa tendance à se répéter plus ou moins, ne peut qu’à la grande rigueur être utilisé comme caractère relatif de races; le cas suivant a déjà plus de portée.

Anomalies de l’os lacrymal. — L’os lacrymal, ou unguis, offre deux tendances plus ou moins accusées dans la série des mammifères. Chez; le cheval, l’hippopotame, le renne, le mouton, le cochon, le galéopithèque, il est formé de deux parties, l’une faciale plus importante qui descend entre le frontal et les os nasaux en dedans, le jugaletle maxillaire en dehors ; et 1 autre orbitaire percée d’un trou qui est l’orifice supérieur du canal lacrymo-nasal. Chez quelques espèces des mêmes familles, comme le chevreuil, la portion faciale se raccourcit. Chez le chien, le renard, le tatou, le kangourou, elle se réduit à quelques millimètres; en général alors l’orifice lacrymal occupe le bord même de l’orbite (fig. 121). Chez le chat, le jaguar et quelques singes le lacrymal n’est plus qu’orbitaire, ii Topinard. — Anthropologie. 50

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