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CHAPITRE XXI

MM. Tschudy etRibero, en 1851, ont désigné ces diverses anomalies sous la dénomination de os des Incas. M. Anoutchine, opérant sur des milliers de crânes dans les musées d’Europe, a dressé des statistiques à cet égard. Il distingue notamment quatre cas : les traces d’os des Incas complet, ditil, c’est-à-dire de notre interpariétal sous forme des deux petites sutures transverses de 1 à 3 centimètres de chaque côté dont nous avons parlé; l’os des Incas complet, c’est-à-dire notre interpariétal ; l’os des Incas incomplet, bi, tri ou quadripartitum, notre épactal; et les os triquetrum ou quadratum, notre os lambdoïdien.

Voici ses résultats en proportions pour 100 des cas examinés :

Os des Incas (Anoutchine).

Total des

Traces. Complet.

Incomplet.

Lambdoïdien.

trois

derniers.

Péruviens .

Américains (Péruviens exceptés)...

Mongols .

Nègres .

Européens .

lien résulte queles Péruviens présentent les diverses sortes d’anomalies, 10 fois plus souvent que les Européens, si l’on réunit les trois dernières, et 6 fois si l’on réunit seulement la seconde et la troisième. Quelle en est la signification? Est-ce un caractère de race, ou un simple accident individuel provenant des entraves apportées à l’ossification chez les populations péruviennes, par la pratique des déformations du crâne sur l’enfant? Une seule objection, mais Sérieuse, s’élève contre. Les manœuvres et compressions continues, pour obtenir ces déformations, s’opèrent après la naissance, c’est-à-dire lorsque déjà et depuis cinq mois les deux portions de l’occipital sont réunies ainsi que tous les autres points complémentaires qui ont pu se produire. M. Anoutchine a séparé sur 531 crânes du Pérou les déformés et les non déformés, et a obtenu les nombres ci-après :

245 déformés. 140 douteux.

146 normaux.

Os des Incas.... 4.9 sur 100.

Il s’ensuivrait que les déformés possèdent l’os des Incas plus souvent que les non déformés, ce qui est favorable à l’influence de race; mais l’excès estfaible. Une autre explication cependant seprésente. La compression sur l’occipital, qui est l’une des plus soutenues et des plus fortes parmi celles que les Péruviens opèrent sur la tête pour aboutir à la déformation désirée, laisserait une faiblesse de l’os qui se transmettrait par

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