‹ Éléments d'anthropologie généraleChapitre 699 sur 980 · INCLINAISON L)U TROU OCCIPITAL · texte numérisé non relu

INCLINAISON L)U TROU OCCIPITAL

11 montre qu’après les variations de 3 unités constatées à l'instant dans les races humaines, un saut brusque se produit qui conduit dans ces exemples non au gorille, mais au cébus, l’un des singes du nouveau continent. Dès lors, la dégradation se produit rapidement jusqu’aux chevaux où la saillie en arrière d’une certaine crête ou apophyse interpariétale est la seule cause de la projection en arrière du trou occipital, jusqu’aux cochons où les condyles eux-mêmes de l’occipital forment le point le plus saillant du crâne en arrière, et où la projection indiquée ne représente que la moitié postérieure du trou occipital mesurée comme de juste par projection comme le reste.

Négligeant la bizarrerie que présente la substitution d’un cébien à un anthropoïde, comme l’animal le plus rapproché de l’homme sous ce rapport, bizarrerie que ferait sans doute disparaître la mensuration d’autres genres, nous constatons en somme qu’il n’y a de saut véritable dans la série des mammifères qu’entre le bipède homme et les quadrupèdes simiens; ce qui m’a fait dire que la situation du trou occipital donnait lieu chez les mammifères à deux divisions seulement, l’une pour l’homme qui est isolé dans cette division et ne présente pas de différences sensibles dans son propre sein sous ce rapport, l’autre pour les animaux qui se répartissent par échelons par ce caractère du singe au cochon et à une foule d’autres mammifères construits de même.

Concluons donc que la position du trou occipital, toujours en arrière du milieu de la base du crâne, est un excellent caractère pour séparer l’homme de la brute, le meilleur peut-être avec les différences de volume relatif du cerveau, mais qu’en revanche il est sans portée comme caractère distinctif des races, bien que les races européennes soient par là peut-être plus avantagées dans leurs moyennes que les autres races.

Angles occipitaux. — Revenons au second terme de la question soulevée par Daubenton : l’inclination du trou occipital. Son étude comprend un moyen immédiat mais insuffisant, et quatre angles progressant de valeur et montrant ce qu’est une pensée persévérante s’attachant à une démonstration, savoir : l’angle de Daubenton, le second angle occipital et l’angle orbito-occipital, ces deux derniers de Broca. Le moyen immédiat consiste à suivre de l’œil ou avec une règle posée sur le trou occipital la direction de la ligne passant par l’opisthion et le basion, et à voir où virtuellement prolongée elle aboutit en avant. La règle suffit chez les animaux, mais ne convient pas chez l’homme où le trou se relève et la règle est arrêtée par le massif delà face. Le niveau occipital , figuré page 812, obvie à cet inconvénient : la face est reçue dans sa concavité et son extrémité donne le prolongement du plan du trou occipital.

Cette extrémité aboutit en moyenne chez l’Européen au milieu de la hauteur des fosses nasales antérieures, mais peut atteindre le nasion, et même le dépasser particulièrement dans les cas anormaux de platybasie ; elle descend souvent chez le nègre au-dessous de l’épine nasale et

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